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ZÉRO DEGRÉ
des étoiles plein les yeux
CD
12.00 €10.00 €

ZÉRO DEGRÉ

des étoiles plein les yeux

UR21 - 2009, copyrights

1Intro (copier-coller)
2Par temps de neige
3Le choix
4Les écrans
5intermède 1
6The unsung song (feat. Angil)
7Une boule dans la gorge (feat. Le Chapelier fou)
8intermède 2
9la lie de la société
10Alone (feat. Cascadeur)
11Nos espoirs
12des étoiles plein les yeux
Souvent dispersé dans de nombreux projets collectifs (le postrock de melatonine, l'electro de son label Le Kit Corporation, l’electro hiphop de Menuet...), Nicolas Tochet décide parfois de se retrouver seul pour bricoler une musique plus intime sous le nom de 0° (prononcer zéro degré). Si tous ses projets suscités font la part belle à la musique instrumentale, sous l’avatar de 0°, Nicolas Tochet se fait plus loquace, et utilise sa voix au phrasé spoken word (en français dans le texte) tel un instrument pour rythmer la construction savante de morceaux mélangeant allègrement l’electronica, l’abstract hiphop et le postrock, le tout agrémenté d’arrangements de cordes aériens.

revue de presse

interviews

LA SEMAINELA SEMAINE20-06-2009

Interview de 0° avec le magazine messin La Semaine.

LA PLUME CULTURELLELA PLUME CULTURELLE23-03-2009

Interview de Zéro Degré avec La Plume Culturelle, à l'occasion de la sortie du nouvel album.

TOUT1FOTOUT1FO18-03-2009

Interview avec le magazine TOUT1FO pour la sortie du nouvel album.

LE REPUBLICAIN LORRAINLE REPUBLICAIN LORRAIN06-03-2009

Interview de Zéro Degré avec le Républicain Lorrain, à l'occasion de la soirée du 06 Mars aux Trinitaires pour la sortie du nouvel album.

pushlines

LES INROCKUPTIBLESLES INROCKUPTIBLES

...éponge de sons perturbés, de beats cassés et de mélodies effilochées, il s'est aussi goinfré de postrock pour ses mélodies lancinantes, d'electronica pour sa mélancholie hypnotique, d'ambiant pour ses mélopées désolées...C'est la force de cet album horizontal : réussir, comme chez Arab Strap, à faire résonner un coeur quand tout autour, n'est que terres brûlées, gelées, déshumanisées.
JD Beauvallet

TRAX Avril 2009

un disque intimiste et troublant. Un mariage d'instruments acoustiques froids et d'ordinateur chauffé au maximum qui conduit aussi bien vers des mélodies électroniques et épurées que du coté d'une postpop savante et délicate.

OCTOPUSOCTOPUS

L’humain, dans les paroles de Zero Degré, est évoqué dans une représentation décharnée (la présence virtuelle dans les écrans, l’absence dans "le choix" et "par temps de neige"), mais aussi désabusée ("nos espoirs"), renvoyant au processus d’écriture même : peu de mots et un postulat de répétition des phrases. Ce qui peut rendre intrigant le propos comme sur "des étoiles plein les yeux". Au final, un disque juste, en adéquation avec son époque, et qui ne tardera pas à trouver un écho tant médiatique que public.

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS

Œuvre poignante et irradiante, Des Etoiles Plein Les Yeux bouleverse, avec ses phrases définitives, ses mélodies vicieuses. Le ton est juste, les mélodies renversantes.

DMUTEDMUTE

Entre post-rock et electronica. Quelque chose dans la voix. Et que mettent en évidence, par contraste, les featurings. Simple et maniérée à la fois. Tout aussi agaçante que nécessaire. On entend par là qu'elle dérange tout autant qu'elle s'harmonise. Grésillement humain dans la répétition machinique. Squelette autour duquel la musique s'articule. Pas chantée, mais dite, la voix.

A DECOUVRIR ABSOLUMENTA DECOUVRIR ABSOLUMENT

Social et poétique... Il évite les tics de ce style de musique, ne prend pas le blanc pour l’allier au noir, ne conjugue pas la révolution au présent pour le plaisir du souffle, ne gagne pas au jeu de gagner pour perdre.. des rêves froids, loin des étoiles, qui elles brillent, même au dessus d’un ciel noir. On ne sort pas transformé de l’écoute de ce disque, on est juste abasourdi de pouvoir encore entendre le désespoir se dessiner dans l’horizon.

MAGIC Avril 2009MAGIC Avril 2009

S'il rêve encore souvent de Hood ou Boards of Canada, la timide complexité de ses arpèges acoustiques et ses sentences fatiguées en spoken word nous renvoient sans cesse à la chambrette un peu triste dont  Des étoiles plein les yeux est l'encens sonore.

MAGICBOXMAGICBOX

C’est d’ailleurs là tout l’art de Zéro Degré, celui de faire tourner des boucles, y rajouter des strates, en enlever, rajouter encore, parasiter une mélodie qui s’installe, éclairer une frise d’un ajout qui rehausse subitement un froid ron-ron. Le travail vaut autant du sculpteur ou du plasticien que du musicien. Quelque part, il propose une nouvelle voie possible d’une chanson française électronica et pointilliste en cousin de Jérôme Minière.

POP REVUE EXPRESSPOP REVUE EXPRESS

Construit à partir de boîtes à rythmes, de boucles entêtantes, de bribes de voix timides, de fields recordings, de sonorités cheap de synthés mais aussi de guitares, de basses, de violons et violoncelles, les morceaux se révèlent vite familiers et entêtants pour notre plus grand plaisir.

RECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLESRECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLES

Une electro discrète et éthérée ne manquant jamais de relief et qui sait aussi bien se faire douce et souffreteuse que dancefloor friendly. On pense forcément à Diabologum et Experience la première fois, mais ces influences un peu lourdes disparaissent naturellement au profit d’une véritable personnalité qui se dégage au fil des écoutes, notamment grâce à la voix particulière de Nicolas Tochet (et son phrasé mélancolique) et à ses mélodies douces-amères, entre ciel de traîne et terre aride.

LA PLUME CULTURELLELA PLUME CULTURELLE

Nicolas Tochet, alias Zéro Degré, combine avec agilité dans ses morceaux des boucles électroniques répétitives et des samples de sa propre voix sous forme de phrasé, avec de la basse, de la guitare ou du violon...« Des étoiles plein les yeux » a du style et de la maîtrise dans la composition.

POPNEWSPOPNEWS

à l'écoute de Zéro Degré, plutôt que de songer à la famille Diabologum (souvent évoquée), on a envie de penser aux (excellents) Italiens de Port-Royal et leur électro-post-rock mélancolique (bien qu'un peu plus joyeux). Qui plus est, Tochet réussit à s'entourer de quelques talentueux collaborateurs qui viennent donner à certains morceaux un peu de leurs propres couleurs (même si, encore une fois, on reste plutôt dans la mélancolie). Quelques touches de couleurs sur le bleu-gris d'un disque qui ressemble à la banquise : froid, oui, mais aussi fragile et précieux.

chroniques

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS31-03-2009

Toute saison a une fin et ce triste hiver touche à sa fin, sous les premiers rayons du soleil printanier. Un peu d’optimiste, de légèreté, enfin. Du moins, est-ce ce qu’on croit... Et puis, on pose le premier album de Zéro Degré dans la platine. Play. Et c’est la tristesse qui surgit. L’émotion qui étreints. Des mots susurrés, des confidences, des questions ("Est-ce que parfois, par temps de neige, tu penses à moi ?", égrené la gorge nouée, alors qu’une guitare désolée flotte sur une rythmique au ralenti), il ne faut guère plus de quelques minutes pour que Zéro Degré s’immisce dans notre intimité.

Depuis des années Nicolas Tochet, bassiste de Melatonine (Décembre Est Un samedi - 2007), s’épanche en solitaire se livrant sans pudeur, sans filet - même pas celui de recourir à l’anglais. Non, Zéro Degré s’exprime en français, choisissant ses mots dans un chant lexical proche de celui de Novö ou Erik Arnaud. On retrouve ici la tension du 1er album d’Encre avec l’amplitude musicale d’Immune - pour rester dans les références françaises mais on pourrait citer ici aussi Arab Strap ou encore Mark Hollis, non pas pour flatter outrancièrement le messin, juste pour bien signifier la qualité du propos, planter le décor.

Forcément hivernal, le décor. Ce qui est remarquable, outre l’émotion ici dégagée, c’est que Des Etoiles Plein Les Yeux n’a rien d’un album éploré, d’un exercice d’un dépressif replié sur soit. Avec l’aide d’amis proches et d’invités talentueux, notamment Angil qui chante The Unsung Song, extraordinaire chanson digne de figurer sur Outside Closer (avis aux fans de Hood donc) ou encore Chapelier Fou, pensionnaire d’Ici D’Ailleurs, Zéro Degré mélange les styles, injectant une dose d’électronica à ces pièces post-folk - ou inversement. C’est ainsi que Le Choix contient une rythmique électronique dansante, en contrepoint de cordes insistantes, alors que la voix reste en arrière, désabusée. Ou encore, La Lie De La Société, probablement le morceau le plus enlevé de l’album, qui est orné d’un habillage synthétique prenant le dessus sur la mélodie. Ailleurs, c’est l’organique qui prévaut : cordes frottées, corde (vocale) nouée, guitares en mode mineure ou au contraire qui s’embrasse comme sur le morceau de fin.

Œuvre poignante et irradiante, Des Etoiles Plein Les Yeux bouleverse, avec ses phrases définitives, ses mélodies vicieuses. Le ton est juste, les mélodies renversantes. On regarde dehors... le soleil brille mais une brise légère nous fait frissonner.

Denis

DMUTEDMUTE31-03-2009

De sa question inaugurale : "Plutôt que de recommencer la même chose à chaque fois, pourquoi ne pas faire un simple copier-coller, de nos gestes, de nos idées, qui de toute façon ne changent pas ?", des étoiles plein les yeux, le premier album de zéro degré (aussi bassiste de Melatonine), porte doublement la marque.
Des boucles qui forment le fonds de ce disque.

Du spleen dans lequel se fond la forme de ce disque.

Entre post-rock et electronica. Quelque chose dans la voix. Et que mettent en évidence, par contraste, les featurings. Simple et maniérée à la fois. Tout aussi agaçante que nécessaire. On entend par là qu'elle dérange tout autant qu'elle s'harmonise. Grésillement humain dans la répétition machinique. Squelette autour duquel la musique s'articule. Pas chantée, mais dite, la voix.

Par contraste. the unsung song le fait entendre, chanté lui, quoi qu'il en dise, qui se présente, malgré l'élaboration électronique, comme une forme plus classique de chanson. Alors que, lui (lui, c'est-à-dire : Nicolas Tochet), quand il parle, c'est tout le sens des pièces qui s'en trouve affecté. La voix parlée attire à elle, focalise et polarise. Sa façon de répéter en boucle les mêmes phrases, comme : "Tu crois vraiment que c'est ce qu'il y a mieux à faire", inlassable, imperturbable aux variations de la musique, qui va crescendo. Aussi, quand elle se tait, c'est encore une affaire de contraste : laisser la musique seule résonner, augmenter, s'emparer de l'espace sur ce rythme lent avec ces lentes litanies de violon avec ces guitares qui croisent les mêmes lignes et répéter encore la même phrase au seuil de l'indistinction (une boule dans la gorge).

Plus : la lie de la société qui, s'il n'est pas un chef-d'œuvre, y ressemble beaucoup. Tempo augmenté, version techno du reste du disque élaborée à partir d'une mélodie presque folk. Et toujours cette voix d'une constance rare. Elle déclare, en son milieu : "Il arrive toujours un moment où tu es sûr d'appartenir à la lie de la société". Juste avant l'explosion.

Jérôme Orsoni

POP REVUE EXPRESSPOP REVUE EXPRESS31-03-2009

Des nouvelles du petit mais au combien estimable label We Are Unique Records avec zéro degré, un projet mené par Nicolas Tochet (bassiste de Melatonine) autour duquel viennent se blottir des gens comme Angil, Chapelier Fou ou Cascadeur pour assurer les voix et le reste.
Avec ce premier album zéro degré nous plonge dans un genre musical familier, entre machines et instruments traditionnels, qui rappelle autant Hood et Arab Strap que, du côté de chez nous, des gens comme Encre, Jérôme Minière, Immune, le Dominique A des débuts ou encore Diabologum et ses diverses déclinaisons (Programme, etc..).
Construit à partir de boîtes à rythmes, de boucles entêtantes, de bribes de voix timides, de fields recordings, de sonorités cheap de synthés mais aussi de guitares, de basses, de violons et violoncelles, les morceaux se révèlent vite familiers et entêtants pour notre plus grand plaisir.
Et peu importe si cet album laisse une impression de déjà vu car il a le charme des choses bricolées, faites à la maison... Un album à la fois réussi et plein de petits défauts mais qu’on n’ échangera pas contre un baril de Franz Ferdinand.

[8/10]

Benoît

RECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLESRECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLES01-04-2009

Difficile de chroniquer ce très bon premier album de ZERO DEGRE, projet solo de Nicolas Tochet (bassiste de MELATONINE, tête pensante du Kit, du Bœuf Nocturne et de Kermetz). ‘tain c’est tellement facile d’écrire des phrases et de les publier ensuite ! Pardon, j’avais promis de ne pas digresser et de ne plus chercher noise… Bref, notre grand barbu aura mis le temps mais ça y est, son petit bébé est bien là. Bel artwork, simple mais pas simplet, à l’image de la musique limpide composée par le bonhomme. Une electro discrète et éthérée ne manquant jamais de relief et qui sait aussi bien se faire douce et souffreteuse que dancefloor friendly. On pense forcément à DIABOLOGUM et EXPERIENCE la première fois, mais ces influences un peu lourdes disparaissent naturellement au profit d’une véritable personnalité qui se dégage au fil des écoutes, notamment grâce à la voix particulière de Nico (et son phrasé mélancolique) et à ses mélodies douces-amères, entre ciel de traîne et terre aride. Merde, Des Etoiles Plein les Yeux auraient très aisaiment pu sortir chez Anticon. Excellentes contributions de CHAPELIER FOU, ANGIL (mon morceau préféré) et CASCADEUR, sans oublier les amiEs de toujours que sont Suzanne, Julien et Fabio. J’imprime leurs noms noir sur blanc, c’est volontaire, sans eux ce disque ne serait pas le même et je serai probablement le seul à le faire. Les journalistes de mes couilles vont quand même pas s’embarrasser à citer d’illustres inconnus dans leurs pages. La presse est morte. Vive les blogs.
Buddy Satan

TRAX Avril 2009TRAX Avril 200913-04-2009

Poésie. Projet solo de Nicolas tochet, Zéro Degré est un mélange de musique instrumentale atmosphérique et de phrasés spoken words pour un disque intimiste et troublant. Un mariage d'instruments acoustiques froids et d'ordinateur chauffé au maximum qui conduit aussi bien vers des mélodies électroniques et épurées que du coté d'une postpop savante et délicate. A la manière d'une voix of, les paroles défilent comme nombre de thèmes musicaux et s'installent dans le montage en copier-coller des beats et des samplers. On a un peu froid au coté de Zéro Degré, on se remet les idées en place afin de s'attarder sur les étoiles, ces petites choses invisibles et changeantes de la vie quotidienne auxquelles on ne fait plus attention.
7/10. SC. 

MAGIC Avril 2009MAGIC Avril 200913-04-2009

Zéro Degré ou degré zéro? De toute évidence, le premier album solo de Nicolas Tochet (bassiste de Melatonine), sous l'alias Zéro Degré, n'apporte rien de neuf aux dépressions post-rock qu'il visite. S'il rêve encore souvent de Hood ou Boards of Canada, la timide complexité de ses arpèges acoustiques et ses sentences fatiguées en spoken word nous renvoient sans cesse à la chambrette un peu triste dont "des étoiles plein les yeux" est l'encens sonore. Faute de moyens mais aussi d'éclat mélodique, le disque installe un climat d'ennui léger, que seule la présence d'une voix étrangère (Angil sur The Unsung song, Cascadeur sur Alone) parvient ça et là à fissurer. De la nécessité de chauffage collectif quand il fait Zéro Degré.
Michaël Patin

Note du label au chroniqueur : Quand on ne comprend pas le propos d'un disque, il vaut mieux s'abstenir de le chroniquer...

LES INROCKUPTIBLESLES INROCKUPTIBLES15-04-2009

Depuis Massive Attack ou The Clash, dont le nom renfermait toute la musique, peu de groupes ont mieux porté leur patronyme que 0°. Et encore – c'est les jours de canicule. Car il fait franchement glagla dans ces chansons-banquises, étales et givrées, belles comme ces documentaires sur Dutch Harbour ou Terre Adélie que les insomniaques s'arrachent. A 0°, le Diabologum ne gèle heureusement pas : c'est un aliment de base de Nicolas Tochet, héritier effondré de cette glaciale méchanceté, de ces désillusions cancéreuses. Mais éponge de sons perturbés, de beats cassés et de mélodies effilochées, il s'est aussi goinfré de post-rock pour ses mélodies lancinantes, d'électronica pour sa mélancolie hypnotique, d'ambiant pour ses mélopées désolées. Tout ceci nous aménerait à un bon -25° s'il n'y avait derrière chaque congère une vibrante sensibilité pop qui, le pouls en apnée, vibre pourtant – la présence d'Angil, voisin de label, ou du concitoyen Cascadeur ne sont pas pour rien pour le réchauffement de sa planète. C'est la force de cet album horizontal : réussir, comme chez Arab Strap, à faire résonner un cœur quand tout, autour, n'est que terres brûlées, gelées, deshumanisées. Son précédent groupe s'appelait d'ailleurs Melatonine, cette pilule miracle qui permet aux dépressifs de retrouver le droit au rêve – même si, souvent ici, en noir & blanc.
JD Beauvallet

OCTOPUSOCTOPUS15-05-2009

C’est en "copier/coller" que l’on entre dans le premier album des messins de Zero Degré dont on avait plus de nouvelle depuis le premier Ep sorti en 2004. Une mise en bouche du menu déroulant qui nous mène "en temps de neige" avec une question que l’on s’est tous (forcément) posé un jour ou l’autre : Est-ce que parfois par temps de neige, tu penses à moi ? La mélancolie ici convoque des paysages gris/blanc à l’horizon et au ciel qui se confondent. La lenteur de la guitare, le phrasé qui la suit, poétisent ce morceau aux soubresauts électroniques lointains. Quant à "le choix", ce sont ses paroles énigmatiques alliées au violon strident qui en font un morceau d’une évolution et d’une force poignante. Ce premier véritable album ne pouvait pas faire l’économie du morceau "les écrans", déjà présent sur leur Ep peu connu du public. Des étoiles plein les yeux est une histoire de rencontres puisqu’au côté du copain d’écurie Angil, on retrouve les valeurs locales (messines) incontournables que sont Chapelier fou (sur "une boule dans la gorge") et Cascadeur (Alone). Cette belle palette de talents apporte indéniablement force et densité. L’humain, dans les paroles de Zero Degré, est évoqué dans une représentation décharnée (la présence virtuelle dans les écrans, l’absence dans "le choix" et "par temps de neige"), mais aussi désabusée ("nos espoirs"), renvoyant au processus d’écriture même : peu de mots et un postulat de répétition des phrases. Ce qui peut rendre intrigant le propos comme sur "des étoiles plein les yeux". Au final, un disque juste, en adéquation avec son époque, et qui ne tardera pas à trouver un écho tant médiatique que public.
Véronique Doussot

MAGICBOXMAGICBOX23-05-2009

Dans une récente interview, Dominique A, agacé par la pléthore de groupes folks actuels, disait que l'on confondait tradition et authenticité et que des machines pouvaient se révéler être authentiques et émouvantes. Avec Zéro Degré, ce même sentiment émerge d'une musique éminemment personnelle. Dans ce disque intimiste, s’exprime en creux et avec une fausse froideur, une poésie touchante. Un mot que l’on n’emploie que rarement quand il s’agit de musique électronique. Pourtant tout au long de l’album, celle-ci est bien et bien palpable sur un choix sonore ou dans un texte. « Parfois, par temps de neige, tu penses à moi » répète-t-il sur un lit de guitares irradiant de lumière. Zéro Degré, c'est un peu le jardin secret de Nicolas Tochet, bassiste du trio rock instrumental Mélatonine. Ce projet solo lui permet de s'exprimer en français et avec une guitare. En tout cas, au début car sur cette base de songwriter, Tochet rajoute sa petite préparation personnelle faîte de machines, de programmations, de samples. Le Messin est malin et met en exergue de son album la phrase suivante "plutôt que de recommencer la même chose à chaque fois, pourquoi ne pas un simple copier, coller, de nos gestes, de nos idées, qui de toute façon ne changent pas...". D’un coup d’un seul, il avoue son intérêt pour Diabologum (qui aurait pu écrire une telle formule) pour une faute avouée à moitié pardonnée et il pare aussi le reproche que certains pourront lui faire qualifiant sa musique de répétitive.
 C’est d’ailleurs là tout l’art de Zéro Degré, celui de faire tourner des boucles, y rajouter des strates, en enlever, rajouter encore, parasiter une mélodie qui s’installe, éclairer une frise d’un ajout qui rehausse subitement un froid ron-ron. Le travail vaut autant du sculpteur ou du plasticien que du musicien. Quelque part, il propose une nouvelle voie possible d’une chanson française électronica et pointilliste en cousin de Jérôme Minière. Il chante d’ailleurs avec une même voix étouffée. Avec se moyens limités et un spectre étroit, Zéro Degré explore quand même plusieurs directions et fait un album moins homogène qu’il n’y paraît au premier abord. Il faut dire que son statut de solitaire lui permet aussi de s’entourer quand il le désire et donc de tirer le meilleur parti d’amis invités. De fait sa rencontre avec Angil aboutit à The unsung heroes où les univers des deux artistes se fond en un titre poignant de beauté. Chapelier fou apporte son violon déglingué sur le choix pour une musique de chambre au bord du précipice et co-écrit Une boule dans la gorge pour un romantisme fin de siècle. Zéro Degré explore alors des territoires inconnus. Avec Cascadeur, Alone ressemble à du trip hop né dans un grenier au milieu de vieux instruments. Il y a bel et bien là matière à avoir des émotions bien humaines et même charnelles : devant un Tochet triturant en tout sens ses filtres et potards, on se prend même à commencer à bouger en clone de Krafwerk ou Tarwater (La lie de la société).
Parfois, par temps de neige, je penserai à Zéro degré. Pendant longtemps, c’est sûr…
Denis Zorgniotti

POPNEWSPOPNEWS01-07-2009

Zéro Degré, c'est le projet solo de Nicolas Tochet, le bassiste du groupe de post-rock Melatonine et, comme tout projet solo qui se respecte, il se démarque assez singulièrement de son groupe d'origine. Il passe tout du moins d'un groupe qui fait pas mal de bruit à un univers électronique assez calme et minimaliste. Le fondement de sa musique, c'est donc l'utilisation d'une électronique assez mélodique, enveloppante et bien souvent captivante ; sur ce fondement, il pose une voix disant plus qu'elle ne chante des paroles (en français) qui, certes, ne respirent pas la joie de vivre mais collent plutôt bien avec les ambiances installées. Tochet aborde en quelques mots les thèmes de la perte, du renoncement, de l'oubli.
Je ne vais pas vous cacher que ce disque fait débat au sein de la rédaction de POPnews. Alors, oui, cette introduction (une phrase copiée/collée et passée en boucle) peut déstabiliser ; oui, on peut s'agacer de cette voix et de son discours intello-dépressif ; oui, on peut rester froid à ces morceaux qui ne font pas grand chose pour nous réchauffer. Mais finalement, ce n'est pas du tout ce que j'en retiens : on se laisse happer par cette musique souvent plus accidentée qu'elle n'y paraît, par ces répétitions hypnotiques, par ces montées en tension (le post-rock n'est pas si loin) où des cordes s'insinuent parfois ou dans lesquelles des percussions viennent s'écraser. Et à l'écoute de Zéro Degré, plutôt que de songer à la famille Diabologum (souvent évoquée), on a envie de penser aux (excellents) Italiens de Port-Royal et leur électro-post-rock mélancolique (bien qu'un peu plus joyeux). Qui plus est, Tochet réussit à s'entourer de quelques talentueux collaborateurs qui viennent donner à certains morceaux un peu de leurs propres couleurs (même si, encore une fois, on reste plutôt dans la mélancolie). Quelques touches de couleurs sur le bleu-gris d'un disque qui ressemble à la banquise : froid, oui, mais aussi fragile et précieux.
Christophe Dufeu
©credit

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