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RAYMONDE HOWARD
for all the bruises, black eyes and peas
CD
12.00 €10.00 €

RAYMONDE HOWARD

for all the bruises, black eyes and peas

UR23 - 2010, creative commons nc nd by

1the naked line
2the sculptress
3stay with me
4the raincoats are here
5song to shoot him
6who's got the girls?
7Great minds think alike
8almost go unnoticed
Laetitia Fournier joue depuis plusieurs années dans la très active scène punk de St Etienne. À son retour de Brighton, où elle a passé un an, elle compose un premier disque intimiste, truffé de montages géniaux à la Solex. Lorsqu’elle nous fait parvenir son deuxième album, « For all the Bruises, Black Eyes and Peas », nous sommes sous le choc et décidons immédiatement de le sortir. Des éléments de son univers très affirmé s’y retrouvent (à la fois sexuel, minimal et sec), avec en plus un jeu sur les boucles sonores (ce morceau en parle) et un aspect ‘blues antique’ qui transporte ses compositions quelque part entre Joy Division, le premier PJ Harvey et les Appalaches. Une vraie claque.

téléchargements

the naked line

revue de presse

interviews

LibrationLibration05-03-2010

Interview de Raymonde Howard par Bruno Bayon (Libération, journal du Vendredi 05 Mars)

pushlines

LibérationLibération

A la découverte d’une star stéphanoise adepte du système D bouclé. Album embobinant.

Les InrockuptiblesLes Inrockuptibles

plus qu'une riot girl, elle est plutôt une griot girl, une blueswomen universelle... Bâti sur un amoncellement hypnoptique de boucles de guitares, ce second album ne pourrait donc être qui fiel et barbelés, pus et assiettes cassées : ses textures sensuelles, ses mélodies sereines en font pourtant une expérience à part.

C'est Lenoir - France InterC'est Lenoir - France Inter

Une guitare, une voix, du primaire mais du ressenti.

MAGICBOXMAGICBOX

Petite sœur de PJ Harvey ou de Scott Niblett, Laetitia Fournier, la Stéphanoise qui se cache derrière le pseudo, est bel et bien le genre de fille que l’on n’oublie pas. Douce et hargneuse, forte et écorchée, barrée et pourtant bel et bien terrienne, Raymonde Howard a l’âpreté du blues avec une guitare trainante qui colle aux basques et un son joliment poissard.

NOT FOR TOURISTNOT FOR TOURIST

puissant, charismatique et en même temps touchant, solaire et ampli d’âme

POP REVUE EXPRESSPOP REVUE EXPRESS

For all the bruises, black eyes and peas" fait la part à des chansons aux allures folk, parfois même Blues, nourries de boucles de guitares, laissant toujours poindre à l’horizon, un orage, prêt à éclater.

RECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLESRECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLES

Des boucles, quelques beats infectieux, une voix unique.

NEXTCLUESNEXTCLUES

Si Raymonde était de Brooklyn au lieu de St Etienne, elle serait sur Matador et Pitchfuck ferait des flaques dès l’énonciation de son nom...à disque parfait, note parfaite :10/10.

NUITS SONORES BlogNUITS SONORES Blog

voila un disque de plus qui prouve plein de trucs, que les filles sont au top, qu’être française n’est pas un problème (c’en est un quand il s’agit de faire de la chanson…), que le peu de moyen et que la lo-fi technologie peuvent se contourner, pour le meilleur, et que sensibilité et émotion seront toujours les meilleurs camarades de la cause heavy music

INDIE ROCK MAGINDIE ROCK MAG

Raymonde Howard étonne avec un album concis, incisif, débordant de charisme et tout bonnement prodigieux...Avec For All the Bruises, Black Eyes and Peas, Raymonde Howard s’apprête à faire du bruit dans les semaines à venir. Soyez sûrs que les amateurs de musique percutante, sensuelle voire presque sexuelle, auront toutes les bonnes raisons de se lancer dans les entrelacs issus de la loop station d’une autodidacte dont on reparlera à coup sûr !

POSITIVE RAGEPOSITIVE RAGE

Une écriture digne du 4 tracks de PJ Harvey, c'est dire.

PERTE ET FRACASPERTE ET FRACAS

A suivre impé rativement

LE PROGRESLE PROGRES

25 minutes de plaisir auditif, de musique minimale, percutante et sensuelle. Juste assez pour frustrer l'auditeur et lui donner envie d'aller découvrir cette artiste talentueuse sur scène.

MAGICMAGIC

La voix et les mots, déterminés et envoûtants, nous font en tout cas miser beaucoup sur Raymonde Howard.

chroniques

LibérationLibération05-03-2010

A la découverte d’une star stéphanoise adepte du système D bouclé. Album embobinant et concerts à la clé.

Nous avons retrouvé The Do. Hybride de Kills revus et corrigés Feary Furnaces, saupoudrés de Coco Rosie (voire Ani Di Franco, Scout Niblett, PJ Harvey, selon la critique locale), c’est Raymonde Howard, alias Laetitia Fournier, de Saint-Etienne.

Outre ce nom de plume, son laconisme, sa jeunesse (28), sa mine, sa dualité singulière (Dr Jekyll prof le jour & Mrs Hyde riot girl anglophone la nuit), le manifeste de la dame a huit qualités : sous forme de huit piécettes au minimalisme guitare-voix rythmé si monocorde qu’on pourrait dire les huit égaux à un. Ce qui serait aussi hâtif que de juger Brassens ou Cohen réductibles à une «petite chanson».Aussi vain que de trouver redondante la «musique répétitive» (Einstein on The Beach), en descendance de Boléro, Diddley beat ou Radioactivity.

Divagantes et pincées ensemble, de «boucles» de guitare un rien twist au léger artysme (pochette conceptuelle à pieds en plongée orange sur jupe - ou jean), relevées de lignes de fuite de basse, les compositions toniques de Laetitia Howard ont une manière maison futée de faire couiner en fine dissonance ses sons de guitare cerclés. Genre de twang cosy ajoutant une nuance de manie rockab au tic chic sédatif.

Cocon. Laetitia Howard bricole des chansons comme des petites boîtes, à cubes ou poupées, russes, embobinant noms, langues et chambres d’écho telles qu’en ouvrent les Merveilles autistiques d’Alice. Elle y loge sa voix, tour à tour miaulée, soufflée, mordante, en cocon dodelinant, duvet de Boucle d’or du loop (boucle sonore), ses airs (de ne pas avoir l’air) sur «boîte à rythme cheap, guitare électrique, ukulélé», ses bribes mélodiques, yo-yo d’arpèges ou houla-hoop rythmique - tempo rock d’ensemble médium précipitant cinquante-six secondes sur Song to Shoot Him (où passe le mot «suicide») -, ou bien reposant avec Almost Go Unnoticed (3 mn 09) en envoi.

Les plus typiques et tubesques de la brève huitaine au menu (4 mn 23, la plus longue) pourraient être The Raincoats Are Here (2 mn 50) ou Stay With Me (3 mn 21) ; les plus «chansons» Who’s Got The Girls (3 mn 13) et Great Minds Think Alike («les grands esprits se rencontrent» ?), point d’orgue du minirécital (25 mn) en ronde chorale de re-re suivant l’idée fixe-gamme-slogan «fuck (you)» assortie de gimmick pop en table de cinq notes.

On peut penser art contemporain. Ondulatoires, concept, gammes, installation, thème et variations, Laurie Anderson, permutation-commutation, ondes, «carnet d’idées» à la Sophie Calle, Rothko fredonné allégé, nursery-rhymes, lo-fi filles, aléatoires glossolaliques. On peut juste jouer à passer et repasser les «abolis bibelots d’inanité sonore» d’agrément de Raymonde Howard - comme l’acteur bizarre Daniel Day Lewis coud des galoches entre ses tournages pour se changer les idées.

La deuxième variante combinatoire de la série, The Sculptress (1 mn 25), propose comme une interprétation esthétique : sculptures sonores, mobiles, multiples.

Bruno Bayon

LES INROCKUPTIBLESLES INROCKUPTIBLES10-03-2010

Une française en pétard rejoint les pétroleuses lo-fi : tremblez, garçons.

On sentait que ça allait arriver, mais à un moment, dans un de ces instants furieux qui font tout le charme et le danger de Cat Power, ce folk pète les plombs, ne peut plus simuler la civilité, retenir les larmes, endiguer la bile : "Fuck you, fuck you", hurle alors Laetitia Forunier. Déguisée et convaincante, en pétroleuse américaine carburant au mooshine, à la rage froide et à la lo-fi, la Stéphanoise se transforme en Raymonde Howard les nuits sans lune et sans espoir. Et vide son cabas à tracas, du bas de règles douloureuses : ceux qui lui ont donné les gnons et bleus du titre rasent les murs. Plus qu'une riot girl, elle est plutôt une griot girl, une blueswomen universelle, la chanteuse qui existe partout où les hommes sont des fumiers et la vie une salope. Bâti sur un amoncellement hypnoptique de boucles de guitares, ce second album ne pourrait donc être qui fiel et barbelés, pus et assiettes cassées : ses textures sensuelles, ses mélodies sereines en font pourtant une expérience à part, un de ces rares moments où le malheur de l'une fait le bonheur des autres. Car cet album reste, malgré tout le noir et les angles, pop. Il a été pensé en Angleterre, où même le punk-rock le plus revêche, le plus raide ne peut s'empêcher de sourire à la pop - demandez par exemple aux Raincoats (citées) ou à Pj Harvey. Sur la pochette, Raymonde Howard ne montre que ses pieds : des garçons vont se les prendre dans les fesses, voire dans les dents.
JD Beauvallet

C'est LenoirC'est Lenoir09-03-2010

Une guitare, une voix, du primaire mais du ressenti.
Bernard Lenoir - diffusion du titre "the raincoats are here" émission du 09 Mars 2010.

MAGICBOXMAGICBOX15-03-2010

Avec For all the bruises black eyes and peas et ses 21’, Raymonde Howard va passer dans votre vie aussi rapidement qu’un mirage mais ce genre de coup de vent va vous laisser une empreinte plus durable. Petite sœur de PJ Harvey ou de Scott Niblett, Laetitia Fournier, la Stéphanoise qui se cache derrière le pseudo, est bel et bien le genre de fille que l’on n’oublie pas. Douce et hargneuse, forte et écorchée, barrée et pourtant bel et bien terrienne, Raymonde Howard a l’âpreté du blues avec une guitare trainante qui colle aux basques et un son joliment poissard. Mais derrière le costume découpé au silex et la répétition d’un riff gras ou d’une parole scandée (« Fuck you » sur great minds think alike), des mélodies se frayent un chemin (Who ‘s got the girl). C’est le cas de The Sculptress : ses guitares mises en boucles et sa rythmique sautillante nous révèlent une artiste potentiellement pop. Plus généralement, profitant de sa base musicale répétitive, Raymonde Howard peut épancher pleinement sa sensibilité féline un peu perturbée avec sa voix légèrement éraillée et user de chœurs salvateurs. Paradoxalement, l’envoutement n’est pas loin et on veut répondre favorablement à son appel plaintif Stay with me. Mais les morceaux passent rapidement et vous laissent le goût frustrant d’un coitus interruptus. La perverse Raymonde Howard vous séduit pour mieux vous abandonner ensuite comme un vulgaire kleenex.
Denis Zorgniotti. [7,5/10]

NOT FOR TOURISTNOT FOR TOURIST

Attention, osni et coup de coeur! Qui a dit qu’une fille à gratte devait sagement balancer une gentille guimauve folk? Certainement pas Raymonde Howard qui avec son album « For all the bruises, black eyes and peas » qui sort chez l’enthousiasmant label « We are unique Records«   et vient souffler le chaud et le froid sur certains a priori et titiler nos oreilles en mal de sensations et d’émotions fortes.

Baignée dans des influences punk/noise, Laëtitia Fournier développe dans ce side project dont c’est le second album, une face plus intimiste et profonde de ces genres en fournissant un travail d’orfèvre des multipistes et autres loops  sans pour autant perdre de son expressivité, de sa virulence et sa rage. Il y a nettement un côté Riot Girl rentre dedans chez Raymonde Howard, le genre à vous meugler à la figure ce qu’elle a sur le coeur, mais la demoiselle a du ressort et de l’inventivité et déploie tout au long de cet album ravageur une personnalité riche et protéïforme, tour à tour écorchée, tendre, mutine, sensible,  forte et pleine de verve.

Il en ressort une folk sauvage et romanesque qui vous prend aux tripes et déverse une énergie communicative. Raymonde Howard n’a pas froid aux yeux et y va franco dans le registre d’un DIY ciselé, beaucoup moins minimal et brut qu’il ne peut y paraître au premier abord. Certes, le parti pris peut sembler assez frustre et rude mais au fur et à mesure des écoutes, on explore des couches successives et les sonorités se mêlent et s’entremêlent avec subtilité comme pour assister la verdeur et la vigueur du chant, soit en les apaisant par une certaine sensualité, soit en renforçant sa virulence comme sur  l’énervé « Great minds think alike » (l’effet des « fuck you » passés en boucle est imparable, bienvenue sur le ring). S’engagent de véritables corps à corps avec chaque son, chaque résonance et les morceaux en deviennent organiques, amples et intenses.

On pense à ces expérimentatrices ensorceleuses comme Juana Molina, on sent que Raymonde Howard teste et invente sans cesse et taquine sa loop station avec autant d’énergie, d’inspiration, d’intransigeance et de volonté qu’elle en a pour chanter. Elle évoque aussi sous certains aspects, pour le côté brut et écorché,  PJ Harvey ou Shannon Wright. Le résultat est puissant, charismatique et en même temps touchant, solaire et ampli d’âme.

Raymonde Howard touche la corde sensible sans apitoiement, bien plus avec une certaine fureur qui happe autant qu’elle émeut.

Après nous avoir ravi en live lors de la dernière NFT party, elle nous heurte autant qu’elle nous captive sur cet album insolent et frondeur qui fait d’elle une artiste à suivre de très très (très) près. On vous aura prévenus!

Laure Dasinieres

POP REVUE EXPRESSPOP REVUE EXPRESS

Projet mené par la stéphanoise Laetitia Fournier, Raymonde Howard fleure tout de suite bon le rock à guitare brut et sans fioriture même si, sur la sur plupart des compos, la disto reste muette, laissant la place à la reverb’ et à des ambiances intimistes plutôt qu’à la colère et à des décharges électriques comme c’est souvent le cas dans un genre où PJ Harvey s’est imposée comme une référence incontournable. Composé sur un 4 pistes à la maison, "For all the bruises, black eyes and peas" fait la part à des chansons aux allures folk, parfois même Blues, nourries de boucles de guitares, laissant toujours poindre à l’horizon, un orage, prêt à éclater.
[7/10]

RECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLESRECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLES

Celui-là, je le connaissais par coeur avant même de le foutre dans la platine. Ouep, la petite Raymonde m’en avait amené une copie au moment où elle cherchait des labels pour le lui sortir. On (Jennie et moi) n’avait pas pu y participer, à notre grand regret. Le bonheur du jour, c’est qu’il est aujourd’hui dispo partout. Ca fait plaisir. Je ne vais pas me lancer dans de grandes analyses boursoufflées, la musique de Raymonde parle pour elle. Des boucles, quelques beats infectieux, une voix unique. L’influence de Scout Niblett est flagrante (Stay With Me) mais pas gênante. « THE KILLS toute seule » est une comparaison qui est souvent revenue dans ma bouche pour la décrire à mes concitoyens messins. Oui mais non, elle est désormais deux, accompagnée en live et sur quelques morceaux par Fab de LA SECONDA VOLTA. On reste en famille. Sur huit titres, combien de tubes ? Laisse moi compter. The Naked Line, The Raincoats Are Here, Who’s Got The Girls, Great Minds Think Alike. Ca en fait quatre. Bon, tu pourrais aussi rajouter The Sculptress mais il est trop court pour passer en radio (un peu comme le Coat de CHOKEBORE). Bel artwork fétichiste et orange. Les VERDUNS et moi-même sommes remerciés dans le livret. Hell Yeah. FAVORI.

NEXTCLUESNEXTCLUES

Raymonde Howard a une belle collection de godasses. Elle aime s’en servir pour nous mettre des coups de tatanes. Un prêté pour un rendu, for all the bruises, black eyes and peas. Elles sont comme ça les femelles de nos jours, elles se permettent de rétorquer quand on les dresse - on ne peut plus les corriger impunément ; monde moderne de mes deux. Elles se permettent même parfois de faire des disques toutes seules, d’écrire des chansons qui tendraient presque à démontrer qu’elles ont un peu plus que des chaussures pour occuper leurs vies. Des chansons qui contiennent quelques preuves d’intelligence. Qui t’en tirent une direct dans les parties, et qui elles-mêmes, à leur façon, en ont. Des bien pendues.
Des chansons couillues, Raymonde Howard en avait farci une démo entière, il y a déjà de cela trois ans (voire plus), et sur son petit cd de rien du tout de la collection Polaroid d’Angry Ballerina (encore des pompes à tête chercheuse, je vous dis que c’est une obsession), on voyait déjà des pieds chaussés de bottes affreuses qui piétinaient un beau gravier. Cette démo, non seulement je ne l’avais pas oubliée une fois la chronique postée, mais je l’ai en plus réécoutée un certain nombre de fois, parce que j’aime bien me faire latter les glaouis, à temps perdu. Rien de mieux qu’une séance de ballbusting pour se remettre les idées en place. Je vais être copieusement servi avec ce premier véritable album de Raymonde Howard. Au programme : marmelade (un titre d’une autre tortionnaire des roubignoles : Carla Bozulich, du temps où elle chantait avec les Geraldine Fibbers) testiculaire à tous les étages.

Raymonde Howard a troqué son vieux quatre piste contre une loop station flambant neuve et rien ne change. Sa façon de composer reste la même. Elle empile, elle fait tourner, elle rajoute, elle enlève, elle répète, elle s’entête, elle enfile, elle permute, elle inverse, elle entrepose, elle accumule, c’est du tricot, en fait. Le son n’est plus lo-fi, les chaussures de pochette font plus « habillé », et ce n’est absolument pas un problème. C’est même un avantage, tellement la prise de voix (par Ives Grimonprez) est impeccable : nature au possible. Zéro effet. Tout ce qu’il faut à Raymonde, un impact sec. Parce qu’elle a un beau timbre de voix, Raymonde. Une voix sublime. Elle chante bien en plus. Et pas que des coNNeries. Dans un anglais remarquable – même si un peu trop british sur les bords. Sur la première chanson, The Naked Line, elle parle de sa nouvelle amourette, de sa liaison avec sa loop station, son nouveau joujou qui lui permet de mettre ses mélodies (vocales ou de guitare) en boucle, jusqu’à nous entortiller avec elles dans cette mise en abyme. Le chant s’embobine vite fait, mais c’est la guitare que j’ai envie de retenir, parce que de façon surprenante, elle a un petit quelque chose de Lou Reed (ce n’est pas une insulte #1). Lou Reed comme quand avec le Velvet il jouait son Blues à lui (sur Loaded encore plus que sur le troisième album, pour être plus précis). La même impression velvetienne revient plus loin sur le rock’n’rollesque Who’s Got The Girls, alors que sur le rockabillesque Song To Shoot Him, c’est quasiment le rythme/riff du Svalutation d’Adriano Celentano (ceci n’est pas une insulte #2) qui est resservi, froid. Sur la ritournelle intitulée The Sculptress, le chant, espiègle, m’a immédiatement fait penser aux Ting Tings (ceci n’est pas une insulte #3). Après ça, j’ai enfin cessé de soupeser, de comparer et d’assimiler, même si j’aimerais bien rajouter que Raymonde Howard a une Kathleen Hannah qui sommeille en elle (celle de Julie Ruin plus que celle de Bikini Kill ou de Le Tigre) et que plus d’une fois elle a dû se réveiller au son d’un album de PJ Harvey. Laissons plutôt Lætitia - son prénom dans la vraie vie - faire du Raymonde, car c’est ce qu’elle fait de mieux (en plus de jouer dans La Seconda Volta). Laissons-nous émerveiller par des thank you’s mutés en fuck you’s et perpétués à l’infini, comme sur Great Minds Think Alive (et Raymonde thinks aloud ?) ou par des phrases telles que the raincoats are here and the charcoal is there, you are born out of lovers’ leisure/pleasure, pour ce qui pourrait bien être un autre tube prenant allègrement la direction de l’entrejambe.
Cet album est effectivement court (22 minutes, 8 chansons), mais c’est pour mieux être mis en boucle.

La seule chose de regrettable avec cette sortie, réellement, c’est qu’en plus de ne pas être livrée avec une coquille (j’aurais bien aimé avoir les paroles aussi), elle est accompagnée d’une sorte de bio qui ressemble surtout à une chro. Une chro super bien écrite, qui dépeint le disque à merveille. Si jamais tu la lis (normalement je les bazarde, ces merdes redondantes et auto-suceuses, mais celle-ci je l’ai lue avant même d’écouter le disque, uniquement parce que j’étais hyper content d’avoir des nouvelles de Raymonde et de savoir qu’elle avait trouvé un label – en même temps, avec autant de talent à revendre, si tu trouves personne pour sortir ton disque, c’est que la situation est désespérée. Si Raymonde était de Brooklyn au lieu de St Etienne, elle serait sur Matador et Pitchfuck ferait des flaques dès l’énonciation de son nom), tu te retrouves bien emmerdé pour trouver de nouvelles choses à dire…Vous pouvez donc être certains que chaque (bonne) chro que vous lirez sur ce disque sera un paraphrasage intempestif de la bio/présentation en question. Rien de nouveau, vous me direz, toutes ces merdes de webzines en sont gavées, de chros qui ne font que repomper des bios, et le KKKlues ne fait pas exception.

La note maintenant… - sympathiquement suggérée par le chèque agrafé à la bio ? Fuck it, pas de raison d’être radin, à disque parfait, note parfaite :

(10/10)

{Bil}

NUITS SONORES BlogNUITS SONORES Blog

Sec, sec, ce deuxième album de la stéphanoise Laetitia Fournier aka Raymonde Howard…Bien sur par ici, on a eu l’occase de la voir pas mal sur les scènes souterraines (type Grrnd zero, Sonic…), ça vient directos du Rrrriot Girlisme, du diy et du punk rock un peu arty, la dame gère un microlabel Angry Ballerina, bref, on voit bien le truc…Donc, là on a un second album, quasi ultra solo, basé sur un double principe : la boucle et les couches…Process assez classique de nos jours (pour le meilleur, type l’électronique bancale de Matthew Herbert, et le pire, l’hystérie pénible d’une Camille), on a droit a une sorte de blues d’époque, simple et assez funky, évidemment minimal (quelques claps et deux trois cœurs, une batterie asthmatique et des riffs anorexiques), mais qui fait super mouche, dès lors que les chansons l’emportent sur la technique…Ok, la voix reste marquée Pj Harvey, l’artwork est osé, peut être un peu orange pour un lunetteux un peu depress, le disque est court, mais après quelques écoutes, on y revient fastoche : les boucles sont impeccs, hop, l’effet d’hypnose fait vite office de songwriting, et les couches se superposent façon feuilleté léger, hein, pas de la saloperie industrielle…On est au plus près de l’os ou du cerveau (je sais pas trop, il me semble que tout cela s’adresse aussi bien au corps qu’à l’esprit…), ça peut toucher large (et ça ferait sans doute plaisir à son label We are unique records, typique représentant des maisons de disques artisanales et vaillantes, celle qui font l’ébullition avec les moyens du bord, l’huile de coude et les tentatives de fédération (tiens vous pouvez par exemple acheter ce double digisleeve pour 10 brouzoufs chez  cd1d, avec passion et dévotion…), et franchement, voila un disque de plus qui prouve plein de trucs, que les filles sont au top, qu’être française n’est pas un problème (c’en est un quand il s’agit de faire de la chanson…), que le peu de moyen et que la lo-fi technologie peuvent se contourner, pour le meilleur, et que sensibilité et émotion seront toujours les meilleurs camarades de la cause heavy music…

INDIE ROCK MAGINDIE ROCK MAG

Fraîchement débarquée chez We Are Unique (label hautement apprécié par ici), Raymonde Howard étonne avec un album concis, incisif, débordant de charisme et tout bonnement prodigieux. Adepte des loops vocales et instrumentales, Laëtitia Fournier de son vrai nom, exploite au maximum ses penchants expérimentaux pour les mettre au profit d’un folk rock détonant. En adoptant la virulence des premiers PJ Harvey, la folie artistique de Juana Molina et un timbre de voix assez proche de celui de Shannon Wright, notre stéphanoise n’apparaît pas comme étant la plus française de nos artistes mais en devient pourtant l’une des plus prometteuses. Avec For All the Bruises, Black Eyes and Peas, Raymonde Howard s’apprête à faire du bruit dans les semaines à venir. Soyez sûrs que les amateurs de musique percutante, sensuelle voire presque sexuelle, auront toutes les bonnes raisons de se lancer dans les entrelacs issus de la loop station d’une autodidacte dont on reparlera à coup sûr ! Et si la brieveté de la chose sied parfaitement à ce genre de performance, elle n’en est pas moins source d’une part de frustration, nous permettant seulement d’entrapercevoir l’étendue d’un univers dont il nous tarde de pouvoir jouir davantage.

POSITIVE RAGEPOSITIVE RAGE

On la suit depuis quelques temps la Raymonde, de quand elle sortait encore ses chansons sur cdr, via son propre label "angry ballerina", et déjà, la Raymonde nous avait tapés dans les oreilles. Il faut dire qu'elle sait y faire la Raymonde, avec sa guitare et son bel accent anglais… il ne lui en faut pas beaucoup plus pour composer ses petites chansons simples mais terriblement bien ficelées. Une écriture digne du 4 tracks de PJ Harvey, c'est dire. Et alors qu'on la croyait coincé dans les caves du Do It Yourself, avec son petit côté bricolé à la maison, ce nouvel album, sorti chez We Are Unique!, semble lui apporter une tout autre visibilité (ça doit avoir un lien avec l'orange pétard de la pochette ça). La miss n'a pourtant pas vraiment changé de concept. Un son bien meilleur et de nouvelles chaussures de dame, certes, mais en dehors de ça, Raymonde se contente toujours de quelques accords de guitares en boucle et d'un rythme on ne peut plus basique pour raconter ses petites histoires… mais que voulez-vous, Raymonde a une si belle voix, et de si bonnes mélodies, qu'on ne peut que succomber. Nous, comme le bon vieux Lenoir qui invite tout de même la Raymonde a monter à la capitale pour une Black Session ! Ben ouais mon gars, Raymonde va découvrir le grand monde ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est bien mérité, car ce nouvel album est encore une fois une belle réussite (hors de question de le laisser aux seuls stéphanois). Alors on oubliera la boite à rythme souvent gonflante (trop basique et mixée trop forte pour ce qu'elle offre), et on se concentrera sur la voix de Raymonde, tout simplement envoûtante (allez, avoues, t'es la fille cachée de Polly Jean ?)… Tiens, au fait, je vous ai dit qu'en plus, la Raymonde, elle sait aussi jouer du post-hardcore à la guitare (cf. La Seconda Volta) ? Putain, trop forte la Raymonde !
[mg]

PERTE ET FRACASPERTE ET FRACAS

Et bien, en voila un de drôle de petit disque, d'une couleur qui c'est vrai fait un peu mal aux yeux mais qui révèle une passion obsessionnelle pour les chaussures, ce truc de filles. Les chaussures ? Oui, sûrement : la jeune femme qui se cache derrière le pseudo de Raymonde Howard est également la tenancière du petit label DIY Angry Ballerinas spécialisé dans les tirages en CDr avec pochettes imitant un bon vieux polaroïd et sur lequel elle avait justement publié son premier enregistrement ou le Sonic Live d'Agathe Max. Ce deuxième album, bien trop court mais passionnant, aux couleurs impérieuses et à l'exigence certaine, est lui sorti chez We Are Unique records. Et il ne faut pas se fier à la joliesse supposée - bien qu'un peu décalée - de ce disque : Raymonde n'est peut être pas une chieuse de première catégorie mais elle a du caractère, légèrement riot girl sur les bords comme on dit, mais ça on s'en fout des on-dit, l'important c'est le charme d'une musique à forte personnalité.
Les petites recettes appliquées par Raymonde Howard sur For All The Bruises, Black Eyes And Peas ont tout pour plaire de par leur simplicité et leur mise en place. Raymonde joue toute seule, avec un petit multipiste et des boucles, les deux grandes inventions de notre monde moderne et qui permettent de faire de la musique en solo. Les huit titres sont donc des plus dépouillés, même lorsque un copain vient prêter main forte à la batterie sur The Raincoats Are Here et Great Minds Think Alike ou que d'autres viennent taper des mains sur Song To Shoot Him et faire deux ou trois chœurs sur Who's Got The Girls ? Le ton général est calmement nerveux, je veux dire que Raymonde est sûre d'elle-même mais jamais colérique : lorsque elle nous chante This Is The Difference Between You And Me Baby on la croit sur paroles et on n'a absolument pas envie de la contredire. On écoute ses boucles ingénieuses (les fuck you de Great Minds Think Alike), son chant sobrement intense et faussement plaintif, parfois trainant mais jamais paresseux, toujours très impliqué - avec quelques intonations à la PJ Harvey - et on goûte à ses mélodies à la beauté simple oscillant entre pop lo-fi branchée sur le 15 volts du transformateur Jouef du petit frère et un folk électrisé avec goût.
De bonnes compositions + du bricolage arty pas prétentieux + une mise en place sobre et élégante + un chant dégraissé et un beau timbre de voix = tout ce qu'il faut pour faire un bon disque. A noter que For All The Bruises, Black Eyes And Peas n'est pas réellement un enregistrement récent (décembre 2008 si j'en crois les notes du livret), aussi peut on se demander où en est Raymonde à l'heure actuelle. A suivre impérativement, donc.

Haz (27/03/2010)

LE PROGRESLE PROGRES

Après un article dans Libération et un passage dans l'émission « C'est Lenoir » sur France Inter, le folk rock minimal de la chanteuse est en pleine expansion. Sous le pseudo de Raymonde Howard, on découvre en effet le projet intimiste et solo de Laetitia Fournier, une artiste renommée de la scène punk stéphanoise et membre de divers groupes (Kiss Kiss Martine, La Seconda Volta).

Sa première démo en tant que Raymonde Howard, l'artiste la sort en 2006 à son retour de Brighton, où elle a passé un an. Elle compose alors un projet folk intimiste, truffé de bonnes trouvailles et offrant 10 titres d'une rare finesse. L'ensemble fonctionne terriblement, passant de compos de 20 secondes à des morceaux de 7 minutes, a cappella ou instrumental, appuyés par des claviers ou guitares, boîtes à rythme ou batterie.

2010, l'aventure se poursuit pour Raymonde puisque son premier véritable album vient de voir le jour le mois dernier. Adepte des loops vocales et instrumentales, elle exploite au maximum ses penchants expérimentaux, les mettant ainsi au profit d'un folk rock incisif et sexy.

Avec « For All the Bruises, Black Eyes and Peas », la chanteuse ne se fixe aucune règle, aucune limite. L'inspiration du moment comme seul guide, il en résulte un projet abouti, sonnant comme un album exutoire à la fraîcheur incontestable. 25 minutes de plaisir auditif, de musique minimale, percutante et sensuelle. Juste assez pour frustrer l'auditeur et lui donner envie d'aller découvrir cette artiste talentueuse sur scène.

MAGICMAGIC

Nouvelle signature du toujours preux label We Are Unique ! Records, Raymonde Howard efface nos désaccords récents (Zéro Degré), en faisant une entrée pour le moins frappante dans le paysage français. Sous le titre tordu For all the bruises, black eyes and peas se cache un album de rock minimal, court et tendu, dont l’attitude est à chercher du côté des premiers PJ Harvey et Liz Phair plutôt qu des pseudo-folkeuses qui nous gâchent actuellement la vie. Basées sur la répétition (merci Loopstation), léchées de guitares nerveuses issues des meilleurs crus américains, les huit chansons ne sont peut-être pas encore des chefs-d’œuvre, mais pas loin. La voix et les mots, déterminés et envoûtants, nous font en tout cas miser beaucoup sur Raymonde Howard.
Michaël Patin (4/6)

LONGUEUR D'ONDELONGUEUR D'ONDE

Une habituée des groupes de rock de Saint-Etienne (Goofball, Kiss Kiss Martine, et actuellement La Seconda Volta) se révèle en Raymonde Howard, star dans son salon, avec ses instruments et son magnéto. Un projet solitaire mais qui ne semble pas craindre d’aller au contact. Cru et brut comme peut l’annoncer la pochette, l’album commence par un Naked line qui présente le mode opératoire : le travail de boucles musicales structure le morceau et la voix ajoute sa sensibilité, pas forcément tendre. The sculptress tranche avec plus d’urgence dans la trame de guitare ; Stay with me dévoile une voix blues ; The raincoats are here crie une rage à peine contenue ; Song to shoot him expédie du punk décharné ; un cruel arrière-goût dans Who’s got the girls ? ; Great minds think alike et ses écorchures intenses ; et la dernière salve au souffle piquant, Almost go unnoticed.
Béatrice Corceiro
©credit

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