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JERRI
jerri
CD
12.00 €10.00 €
Vinyl 12"
15.00 €

JERRI

jerri

UR22 - 2009

1Go fight your war
2Dressed suitor
3Grace is gone
4The M.I.A. thing
5Finland
6The chap hat
7Cum-opera(ted)
8A sequel
9I don't need your fucking record to love you
10Clayton's theory
Jerri est la rencontre de Angil et Deschannel, duo issu du label 6AM Prod (B R OAD WAY, Redbong, H-Trance...). The John Venture fut une première tentative de projet ponctuel de ‘groupe aux deux groupes’, en 2007. Il rassemblait les amis stéphanois B R OAD WAY (chez qui Eno et Boards of Canada se croisent et vont se faire une toile) et Angil. D’une certaine manière, Jerri est un deuxième volet. Qui ne s’ouvre pas nécessairement sur la même fenêtre. Quoiqu'il arrive, Jerri devrait faire beaucoup de bruit dans les mois à venir...

téléchargements

Grace is gone

Cum-opera(ted)

revue de presse

pushlines

LES INROCKUPTIBLES - Jean Daniel Beauvallet - Selection ecoute et approuveLES INROCKUPTIBLES - Jean Daniel Beauvallet - Selection ecoute et approuve

Jerri et pas j'ai ri : il fait sombre et froid dans ce nouveau laboratoire où Mottet et ses troupe forcenées testent la résistance à l'angoise, aux stridences électriques, aux beats toxiques. Parfois, dans ces dédales et corridors gluants, on a l'impression d'entendre Robert Wyatt psalmodier un rap patraque ou TV On The Radio décentré par la tempête en New Jersey, chez Yo La Tengo. C'est grave, intense, tendu et pourtant suffisamment charnel pour ne jamais virer au clinique, au cours magistral en musicologie déviante.

MAGIC Juin 2009MAGIC Juin 2009

pris par le ludisme sauvageon de Deschannel, Mickaël Mottet laisse libre cours à ses pulsions méchantes, ce qu'on a toujours préféré chez lui. Et réaffirme au passage sa maîtrise amoureuse de la langue américaine, jetant des textes intuitifs souvent dévastateurs dans le cosmos postmoderne...de space punk en post-rap urbain, de ballade indié indus en cold jazz électro-acoustique, on ne sait où donner de la tête, des oreilles et de la queue.

FROGGY'S DELIGHTFROGGY'S DELIGHT

Énergique, dense et sombre sont les maîtres mots de ce disque hors catégorie, mêlant indistinctement pop electro, rock, jazz... et surtout offrant beaucoup de portes d'entrées, de Sonic Youth à Why ou Notwist... jamais l'ennui ne se fera sentir tout au long du disque et chaque titre apporte son lot de surprise...Frissons garantis pour un des grands disques de l'année...

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS

efficacité redoutable : refrains fédérateurs et pirouettes vocales, phrasé juste et ton harangueur, guitares bourdonnantes, batterie véloce et surtout mille-et-un détails captivants comme ces chœurs samplés ou encore ces quelques notes de cuivres distillées malicieusement.

W-FENECW-FENEC

Jerri signe avec tact une succession de titres dont les contours sont difficilement saisissables, allant de la confrontation entre noïse, hip-hop et techno bruitiste.

NOVORAMANOVORAMA

Si la présence d’instruments électronique donne de l’ampleur et du relief à la musique de Jerri, la mélancolie prend une place importante dans l’univers de ce tout nouveau groupe faisant de leur premier album éponyme un parfait recueil de titres indie rock qui saura calmer vos angoisses.

POP REVUE EXPRESSPOP REVUE EXPRESS

Plus rock, plus indus, plus sonique, plus noisy que Centenaire, Jerri fait jammer Robert Wyatt avec Why ? et Yo La Tengo ... Tout ça donne un album bigrement original, pas si facile que ça, mais auquel on devient vite accro au fur et à mesure que les écoutes s’enchainent.

SOLO TAPESOLO TAPE

Alors bien sûr, je suis de ceux (et on est de plus en plus nombreux) qui pensent que tout ce que touche Angil se transforme en or... Reste que Jerri est encore une fois un album formidablement emballant et jouissif que je ne peux que vous recommander chaudement!

THE DEVIL HAS THE BEST TUNATHE DEVIL HAS THE BEST TUNA

'Go Fight Your War' is sure to feature in the Devil's top ten tunes of the year and is a real contender for track of the year.

MOWNOMOWNO

C’est donc sans véritable surprise que Jerri s’ajoute aux collaborations soufflantes à mettre au crédit d’Angil, acteur aussi méconnu qu’indispensable à une scène française qui aurait tant besoin d’alter egos. A découvrir sans plus tarder.

A DECOUVRIR ABSOLUMENTA DECOUVRIR ABSOLUMENT

Avec Jerri, la rencontre vire à la bataille sonore, une alliance servant de bouclier pour démonter les passerelles, construisant du solide à la place. On sent Angil plus à l’aise dans ce répertoire plus « rentre dedans », alliant son spoken word précis et sec à la fois à une musique plus rêche, plus rock, plus hermétique à la moindre aspérité de production surfaite. Jerri est comme un aimant absorbant tout, mais recrachant ce qui pourrait ne pas être retraité, se servant de ce surplus pour habiter les vides.

LE THEATRE DU BRUITLE THEATRE DU BRUIT

Angil en chef d'orchestre nous fait voyager d'un bout à l'autre dans l'univers musical des Dechannel et fait de Jerri un projet tout en ambiances et emotions, le coté abrupt de la musique avec un orgue en phare, montrant le chemin, nous permet de planer sur la puissance des mots.

chroniques

LES INROCKUPTIBLESLES INROCKUPTIBLES25-05-2009

Quand il ne reprend pas à l'identique, sur scène, un album entier de Pavement ; quand il ne gagne pas sa vie en réalisant des traductions ; quand il ne prête pas ses excédents de musique à 0°, Broadway ou Hiddentracks ; quand il n'organise pas des concerts ; quand il ne milite pas pour la licence Creative Commons ; quand il ne passe pas sa vie à écouter aussi bien le jazz le plus cosmique que le R&B le plus bling-bling, le hip-hop le plus obscur que le freak-folk le plus halluciné, peut-être Mickaël Mottet trouve-t-il deux secondes pour dormir. Et rêver d'un monde où, loin des utopies de l'esperanto, il existerait une langue universelle, qui mélangerait tous les dialectes de la musique en un patois fluide, chantant et tranchant. A travers tous ses projets, dont sa maison-mère Angil, où il mélange ses passions sans faire le malin alchimiste, Mottet depuis plus de dix ans métisse, dévisse, dévie, évide. Un art de l'épure, de la réduction au minimum vital de tous les genres convoqués sous son scalpel qu'il partage notamment avec le collectif californien Anticon, et qu'il applique aujourd'hui avec Deschannel sous le nom de code Jerri. Jerri et pas j'ai ri : il fait sombre et froid dans ce nouveau laboratoire où Mottet et ses troupe forcenées testent la résistance à l'angoise, aux stridences électriques, aux beats toxiques. Parfois, dans ces dédales et corridors gluants, on a l'impression d'entendre Robert Wyatt psalmodier un rap patraque ou TV On The Radio décentré par la tempête en New Jersey, chez Yo La Tengo. C'est grave, intense, tendu et pourtant suffisamment charnel pour ne jamais virer au clinique, au cours magistral en musicologie déviante. “What is the use of playing more music?” s'affole le rap de The M.I.A. Thing. A offrir les quelques frissons, et pas seulement de froid, qu'ordonnent ces chansons détraquées et pourtant envoûtantes.

Jean Daniel Beauvallet

MAGIC Juin 2009MAGIC Juin 200901-06-2009

La partouze artistique continue à Saint Etienne. Un an après la mise au repos de The john Venture (Angil associé à B R OAD WAY), voici que déboule son turbulent rejeton, Jerri, réunissant le suractif Angil avec Deschannel. Il semble même qu'un projet regroupant B R OAD WAY et Deschannel soit en gestation, histoire de refermer le bizarre triangle amoureux. Mais ces garçons-là ne jouent pas avec leurs genres pour faire bon... genre. S'ils sortent en bande, c'est pour amplifier les risques : enregistrer un album en quelques jours, joindre l'Oulipo à Pavement à Anticon, fouiller les correspondances au lieu d'empiler les ego.Signe que cette attitude grandit les intéréssés, c'est que l'album de Jerri est plus réussi que celui de son daron. C'est même sa jeunesse d'esprit qui en fait toute la valeur. Pris par le ludisme sauvageon de Deschannel, Mickaël Mottet laisse libre cours à ses pulsions méchantes, ce qu'on a toujours préféré chez lui. Et réaffirme au passage sa maîtrise amoureuse de la langue américaine, jetant des textes intuitifs souvent dévastateurs dans le cosmos postmoderne. Pour le reste, de space punk (A sequel) en post-rap urbain (Go fight your war), de ballade indié indus (Dressed Suitor) en cold jazz électro-acoustique (Finland, The Chap hat), on ne sait où donner de la tête, des oreilles et de la queue. On parvient ainsi sans débander aux deux excellents morceaux conclusifs du disque: I don't need your fucking record to love you et son mantra halluciné délivré par Souljah'zz (autre stéphanois), puis le fragile et redondant Clayton' theory, qui contient ces vers frappés de magie: "Classic/Name ginving/Modern/Name switching/Post/Name dropping". Et là, ils ont tout compris.
Michaël Patin 5/6

FROGGY'S DELIGHTFROGGY'S DELIGHT07-06-2009

On vous a souvent parle de Jerri dans ces colonnes, que ce soit par l'intermediaire de sessions acoustiques ou encore avec la publication du journal de l'enregistrement écrit par un des membres du groupe. Aussi cette chronique ne saurait être impartiale mais je l'espère vous donnera envie de découvrir au plus vite cet album.
Jerri fait en réalité parti d'un projet initié par les stéphanois de Angil et de B R OAD WAY et le premier volet fût l'album John Venture qui reunissait ces deux groupes sur album (et sur scène bien entendu).
La deuxième partie de ce tryptique annoncé est donc ce Jerri, fruit cette fois-ci de la collaboration de Angil et de Deschannel. On imagine et on espère déjà le troisième volet avec une collaboration entre Deschannel et les hyper-actifs B R OAD WAY. Mais pour l'heure, il est grand temps de se délecter de ce deuxième tome.
Composé et enregistrer rapidement, comme pour John Venture, Jerri a néanmoins eu droit à une session de rattrapage (voir ici et les deux journaux des sessions). Enregistré quasiment totalement en live à la désormais fameuse Fabrique, le disque possède une incroyable énergie et une spontanéité sincère. Cependant, il n'en est pas moins bien fini et ne souffre aucunement d'un manque de production. Au contraire. Faire vite n'est pas chez les stéphanois synonyme de faire mal.
Énergique, dense et sombre sont les maîtres mots de ce disque hors catégorie, mêlant indistinctement pop electro, rock, jazz... et surtout offrant beaucoup de portes d'entrées, de Sonic Youth à Why ou Notwist.
"Go fight your war" qui ouvre l'album place d'entrée de jeu la barre haute. Rageur et mélodique autant qu'entêtant, ce titre est la parfaite introduction au monde de Jerri Myiad, "héros" du disque. Vous croiserez ensuite des batteries enivrantes, qui ne seront pas sans évoquer Swell, des collaborations étonnantes comme celle de Raymonde Howard sur "Sequel" hantée par le spectre vocale de PJ Harvey, magnifique. Sur "I don't need your fucking record to love you" c'est le rappeur Dimitry Mbakop (aka SoulJah'Zz) qui prend la parole, déjà entendu sur John Venture pour une tirade superbe et noire à souhait.
Mickaël Mottet lui est toujours aussi entier et sincère dans son chant, ce qui donne des morceaux très viscéraux, qui vient des tripes et qui va droit aux vôtres, tripes. Impossible de rester indifférent au martellement de "The M.I.A. thing" ou aux murmures inquiétants de "Finland".
Les 4 musiciens toujours impeccables jouent tour à tour batterie, claviers et autres joyeusetés rock avec, certes, chacun leur patte mais aussi une cohésion et une justesse qui servent parfaitement le disque sans jamais trop en faire et en privilégiant le groupe plutôt que les individualités. Aussi jamais l'ennui ne se fera sentir tout au long du disque et chaque titre apporte son lot de surprise.
Foncez vous procurer chez cd1d.com ou chez votre revendeur favori les gérémiades de Jerri Myiad. Frissons garantis pour un des grands disques de l'année et coup de coeur de votre serviteur, cela va sans dire.

David Didier

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS

On s’était promis de ne pas se faire avoir une seconde fois.
Angil nous avait déjà fait le coup avec The John Venture, en s’acoquinant avec B R OA WAY. Une vraie réussite, mais qui ne devait pas avoir de lendemain et resté une parenthèse dans la carrière du stéphanois, lui qui gagnait une nouvelle stature internationale en voyant son dernier album, Oulipo Saliva, ressortir chez Chemikal Underground. Et voilà, qu’il réapparaît sous le pseudo de Jerri, cette fois-ci en compagnie du duo Deschannel (également de Saint-Etienne). Sur le papier, ça sent le réchauffé et on peut craindre que l’émulation engendrée par le "one-shot" The John Venture ne soit plus de mise... D’aucuns craindront d’être déçus quant d’autres iront jusqu’à ouvertement critiquer cette propension à collaborer à tout crin... On peut aussi écouter ce nouveau disque et oublié tout criticisme déplacé. En ouverture, Jerri assène un Go Fight Your War vindicatif et d’une efficacité redoutable : refrain fédérateur et pirouettes vocales, phrasé juste et ton harangueur, guitare bourdonnante, batterie véloce et surtout mille-et-un détails captivants comme ces chœurs samplés ou encore ces quelques notes de cuivres distillées malicieusement. Outre cette entrée en matière percutante, l’autre sommet de cet album est certainement The Chap Hat porté par un groove mélancolique, belle fusion entre des synthés ondulants et une batterie inventive mais délibérément sous-mixée, tandis qu’Angil fait encore des miracles au chant. Ailleurs le quatuor couche des mélodies pernicieuses (Finland qui évoque Broadcast) ou, bien loin de flatter l’oreille, assène quelques brûlots à rebrousse poil (The M.I.A. Thing et Cum-Opera(ted) dans un registre hip-hop concassé, scandé, répétitif).
Alors qu’on pouvait craindre que Jerri accouche d’une souris, Angil fait preuve une nouvelle fois de l’agilité du chat pour retomber sur ses pattes.

Denis

W-FENECW-FENEC

Lors de l'addictif titre ouvrant la tracklist, les "Go fight your war" lancés tels des incantations par Angil sur le massif son industriel (saupoudré de sonorités cuivrées à l'arrière-plan) produit par Deschannel, nous font regarder à deux fois sur quel label est sorti l'objet. Et non, ce n'est pas Jarring Effects qui a raflé le mise puisque Jerri est bel est bien le fruit de la coproduction entre 6 AM Prod et We Are Unique Records, fidèles associés des forces en présence. "Go fight your war", étant le produit d'appel, Jerri complexifie quelque peu la donne sur les autres titres et demande quelques réécoutes avant de se faire happer... et de rendre difficile la possibilité de s'en défaire.
Lorsqu'il l'appose sur des textures à tendance folk ou pop ("Dressed suitor", "Clayton's theory"), le chant de Mickaël (toujours en anglais), reconnaissable entre mille, évoque sa précédente collaboration (comprendre The John Venture) mais fait prendre un tout autre tour à Jerri lorsque les compos s'orientent vers des univers électroniquement abstraits, psychédéliques (le merveilleux "Grace is gone") ou doucement biscornus ("Finland" et ses mélodies douces amers). Jerri signe avec tact une succession de titres dont les contours sont difficilement saisissables, allant de la confrontation entre noïse, hip-hop et techno bruitiste ("The M.I.A. thing" et ses beats font penser au projet resté à l'état embryonnaire EDA & Chris Wünj) au délire aussi long qu'hypnotique "I don't need you fucking record to love you" (avec Soul Jah'Zz en guest), en passant par le déstructuré et alambiqué "Cum-opera(ted)" (et son air minimaliste à peine dissimulé...).
Vous l'aurez compris, Jerri ose le gros amalgame très riche en influences (on peut ajouter sans sourciller free-jazz, krautrock et post-rock à la liste des styles déjà évoqués) et si on a parfois du mal à en suivre l'itinéraire ("A sequel"), il se distingue brillement en associant une multitude d'idées sans les imbriquer n'importe comment ! Et vu la rudesse de la tâche, on ne peut que tirer son chapeau devant la réussite des quatre (éphémères ?) associés.

Rémiii

NOVORAMANOVORAMA

Mickael Mottet est un artiste un peu à part sur la scène musicale française. Ce stéphanois plus connu sous le nom d’Angil s’inspire plutôt de la scène indépendante américaine pour composer sa musique influencée autant par le rock, le hip hop que le folk. Fan de la première heure des productions d’Anticon, il n’a jamais été aussi cohérent avec l’esprit de ce label de San Francisco qui a toujours su mélanger les influences musicales mais également les membres de son collectif pour expérimenter et chambouler les codes traditionnels des musiques actuelles.
Et c’est exactement sur ce schéma que le label « We are unique records » qui a sorti ses dernières productions continue son chemin, en s’associant une fois de plus avec 6Am prod. pour produire son nouveau projet avec le groupe d’électro stéphanois Deschannel. Présenté comme la suite de « The John Venture » qui rassemblait les groupes Angil and the Hiddentracks et B R OADWAY, ce nouveau projet s’intitule tout simplement « Jerri » d’où le nom du fils de John Venture.
Si cette famille musicale n’est pas facile à suivre, la musique de Jerri part elle directement à l’essentiel avec des rifs de guitare plus affirmés rappelant par moment l’énergie créative du groupe américain « Pavement. »
Jerri est donc libre, il s’émancipe ainsi de son père John Venture et gagne en intensité par rapport à son ainé. Cette histoire montée de toute pièce par Angil and the hiddentracks et Deschannel est la justification du son  plus graveleux de ce disque. Angil prend également plus d'assurance avec ce tout nouveau projet et part même faire de la fusion sur le titre the MIA thing
Si la présence d’instruments électronique donne de l’ampleur et du relief à la musique de Jerri, la mélancolie prend une place importante dans l’univers de ce tout nouveau groupe faisant de leur premier album éponyme un parfait recueil de titres indie rock qui saura calmer vos angoisses !

Antoine

POP REVUE EXPRESSPOP REVUE EXPRESS

Angil (Mickaël Mottet et Flavien Girard) habitués aux projets les plus divers s’acoquinent cette fois avec le groupe de hip hop Deschannel (Antony Goncalvez, Laurent Holdrinet) sous le nom de code Jerri pour un album mélangeant rock, électro, et hip hop qui part dans tous les sens un peu à l’image du récent Centenaire dont je vous parlais récemment. Plus rock, plus indus, plus sonique, plus noisy que Centenaire, Jerri fait jammer Robert Wyatt avec Why ? et Yo La Tengo dans une collection de titres concoctés durant l’été 2008 dans une ancienne usine de lacets dans la Loire.
Tout ça donne un album bigrement original, pas si facile que ça, mais auquel on devient vite accro au fur et à mesure que les écoutes s’enchainent.

Note : [7.5/10]

SOLO TAPESOLO TAPE

"John Venture is Jerri Myad's father" pouvait-on entendre dans "What Extra Mile?". Le voici donc Jerri, vraie fausse suite de l'album The John Venture sorti en 2006 en compagnie de B R OAD WAY. Cette fois, c'est avec le duo Deschannel que Mickaël Mottet et Flavien Girard construisent le personnage. Plus orienté krautrock que son prédécesseur, Jerri lorgne franchement du côté de Stereolab et de Broadcast. On pense à Ween aussi parfois. Alors bien sûr, je suis de ceux (et on est de plus en plus nombreux) qui pensent que tout ce que touche Angil se transforme en or... Reste que Jerri est encore une fois un album formidablement emballant et jouissif que je ne peux que vous recommander chaudement!

THE DEVIL HAS THE BEST TUNATHE DEVIL HAS THE BEST TUNA

Formed by members of French oddbods Angil & Hiddntracks (see blog post from January, Cryptic Odd Boddry From) and contemplative instrumental hippity hopsters Deschannel Jerri have unleashed one of the tracks of the year onto an unsuspecting and totally oblivious public.
Said track 'Go Fight Your War' is a stereo rap sparring session between two Mike Skinneresque (sans cheeky cockney vocal affectations) 'singers' with a chorus that once inside your head claims squatters rights and refuses to leave. The song starts slow before building to a crescendo culminating with a snatch of lo-fi electro that sounds like they sampled a space invaders machine. 'Go Fight Your War' is the sound of the KLF fronted by Mike Skinner and stripped of the techno rave influence or a 21st Century Specials brought up on rap rather than ska.
'Go Fight Your War' is sure to feature in the Devil's top ten tunes of the year and is a real contender for track of the year. Go listen to the track below and then please tell your friends and ask them to tell their friends (especially if they're big wigs in the ol' music biz). Together we can turn this into the viral hit of the year.

NOT FOR TOURISTNOT FOR TOURIST

Dans le cadre de la première session des Indie Moods, on a découvert -enfin, presque découvert, parce que la toute jeune formation fait déjà l'objet de belles éloges, Jerri, combo composé de Deschannel (duo Hip Hop instrumental, contemplatif et puissant) et de Angil (noyau dur du collectif Angil & The Hiddentracks).
Si l'heure semble être aux hybridations musicales transgenres, peu parviennent à faire du transfuge quelque chose qui dépasse la curiosité musicale et le plaisir du melting potes pour convaincre les oreilles exigeantes et les amateurs de lives généreux que nous sommes.
Jerri réussit, avec un goût sérieux pour la liberté et un grand savoir-faire, le pari pour nous offrir un son aussi innovant et intense qu'accueillant et attachant, en mêlant avec autant de sagacité que d'impétuosité rock progressif et hip hop, expérimentations électroniques et acoustiques, le tout teinté aussi bien de punk que de jazz/soul.  
Il y a dans ce son, où les samples et les boîtes à rythmes se confrontent à la guitare et à la batterie, où la voix de Michaël Mottet, se prête aussi bien au chant qu'à la scanssion et au spoken word, une urgence et une violence tantôt maîtrisées tantôt lâchées.
Le résultat, c'est une musique qui plus qu'être actuelle est une musique qui vit, qui révèle un plaisir évident à tester, à s'aventurer sur des chemins inexplorés et surtout jouer et à faire partager.  
Le background est lêché, fouillé, laisse deviner un gros travail en amont, mais en même temps, et cela est un charme et un atout, Jerri ne se complait pas dans une musique simplement carrée et propre sur elle.
C'est exigeant et savamment construit certes, mais il y a des jubilatoires zones de failles, des aspérités, des clashs qui séduisent infinement parce que justement ils sonnent vrai.
Et, cette franchise, on la retouve sur scène au cours d'une prestation où la spontanéité et la modestie dominent.
Musicalement comme scèniquement, Jerri, c'est un électron libre, bien plus, une force vive qui nous offre un grand bol d'air frais, à la fois profond, puissant et sensible.
Leur album parait dans quelques jours, préparez vous à entendre parler d'eux, parce que c'est une évidence, ils vont faire grand bruit!

MOWNOMOWNO06-07-2009

Depuis cinq ans qu’il respire officiellement la musique, Angil nous assène régulièrement de nouveaux projets tous aussi intéressants les uns que les autres. Que ce soit en solo (ses deux albums “Teaser For Matter” et “Oulipo Saliva”) ou dans le cadre de collaborations (avec King Kong Was a Cat, ou Broadway), le stéphanois n’a jamais cessé d’évoluer, emmenant toujours avec lui son registre dans de nouvelles aventures, souvent éphémères et donc cantonnées à un seul disque. Celle de The John Venture définitivement enterrée, c’est logiquement qu’il est allé fourrer son nez chez d’autres musiciens, plus précisément chez Deschannel, autre duo du coin signé sur le label de Broadway (6am Prod). Les quatre retournent donc s’enfermer à La Fabrique d’Andrézieux et donnent naissance à Jerri, nouvelle collaboration qui, une fois n’est pas coutume, est loin de sonner comme la simple addition de tous ses talents. Car c’est seulement entre les lignes que vous devinerez l’héritage pop/folk/electro des uns, et electronica des autres. Même l’electro hip hop de The John Venture semble désormais lointain. Non, Jerri possède bel et bien sa propre personnalité au sein de cette grande famille de musiciens qui n’était encore jamais passée à ce point à la moulinette post punk, pop, hip hop et krautrock. Mieux, reflet du métissage musical constaté ces dernières années chez les mélomanes ouverts d’esprit, le groupe, à coups de batterie, guitares, claviers et samplers, prend le risque de vouloir marier les influences majeures des deux décennies passées: le rock de Fugazi, Ween, et Broadcast, avec le hip hop marginal de Subtle et Radioinactive. Plus couillu, il n’y a pas. Pourtant, l’immédiat “Go Fight Your War” qui ouvre l’album et le très abouti “The Chap Hat” ne sont pas loin de nous faire croire au miracle. Tout comme, plus loin, “I Don’t Need Your Fucking Record To Love You” sur lequel apparaît le rappeur Souljah’zz (déjà au tracklisting de The John Venture), et le final “Clayton’s Theory” à faire rougir Blonde Redhead de jalousie. Ce qui n’enlève évidemment rien à l’entre-deux, à ne pas négliger non plus, fort qu’il est de compositions faussement linéaires, contribuant à façonner pierre par pierre une ambiance atypique: “Grace Is Gone” vous berce pour mieux vous embarquer, “The MIA Thing” triture les guitares indus, et “Cum-Opera(ted)” amène sa touche expérimentale et bruitiste. C’est donc sans véritable surprise que Jerri s’ajoute aux collaborations soufflantes à mettre au crédit d’Angil, acteur aussi méconnu qu’indispensable à une scène française qui aurait tant besoin d’alter egos. A découvrir sans plus tarder.
Matthieu

OCTOPUSOCTOPUS06-07-2009

L’apparente nouveauté du projet Jerri est trompeuse. Derrière ce nom se cachent deux noms inspirés de la scène indépendante hexagonale, le duo stéphanois Deschannel – proche des B R Oad Way car signés sur le même label 6AM Prod – et deux des membres d’Angil (sans ses Hiddentracks). L’histoire récente nous l’a appris, et la rumeur s’est répandue jusqu'au Glasgow de la maison Chemikal Underground (The Delgados), l’opus Oulipo Saliva de Mickaël Mottet et ses petits camarades demeure un des trésors à l’originalité cultivée et précieuse. Et nous ne rappellerons même pas la magnifique pertinence de The John Venture, un peu plus tôt… Deux années plus tard, le flow de Mottet reste la marque de fabrique indélébile du son Angil, qu’il se nomme ou non Jerri. L’effet de surprise relégué aux oubliettes, on se pose toutefois la question de la collision peu accidentelle entre son hip hop et le rock marqué américain – Blonde Redhead, pour tout dire – de ses trois comparses Flavien Girard, Anthony Goncalves et Laurent Holdrinet. Non qu’ils soient médiocres musiciens, tel n’est pas notre propos. Il est juste – et c’est purement subjectif – que la magie des précédentes productions n’est plus qu’un lointain écho, étouffé sous l’ampli d’une guitare parasitaire. Quand l’accompagnement se fait plus discret et plus subtilement jazzy ("Finland"), la beauté réapparait soudainement, preuve par l’absurde que les sonorités sauvages se marient difficilement avec la vision musicale des Why? de la cité des Verts.
Fabrice Vanoverberg

A DECOUVRIR ABSOLUMENTA DECOUVRIR ABSOLUMENT08-07-2009

Si l’ASSE a frolé la descente, Saint Etienne est en passe de devenir une plateforme de la musique d’ici, mais une plateforme circulaire roulant sur elle même avec le même équipage, et aux commandes le même Mickael Mottet aka Angil. Lançant la mode des fusions, avant même la crise, Mickael répond à un besoin de traverser les courants. Comme le jeune homme a pas mal d’amis, il préfère créer avec eux, que de se limiter à une bouffe sympathique, mais pas trop productive. Après une alliance avec Broadway, Angil se connecte aux cerveaux torturés de Deschannel, pour ce projet du nom de Jerri. Si l’ouverture (Go Fight Your War) laisse à penser que ‘on va aller au combat, et qu’il ne sera fait de cadeau à personne, sortant non pas les oriflammes mais la mitrailleuse et le porte voix destructeur. Avec Jerri, la rencontre vire à la bataille sonore, une alliance servant de bouclier pour démonter les passerelles, construisant du solide à la place. On sent Angil plus à l’aise dans ce répertoire plus « rentre dedans », alliant son spoken word précis et sec à la fois à une musique plus rêche, plus rock, plus hermétique à la moindre aspérité de production surfaite. Jerri est comme un aimant absorbant tout, mais recrachant ce qui pourrait ne pas être retraité, se servant de ce surplus pour habiter les vides. Sauvage (MIA), tout à la fois rock ou rap, Jerri donne à Angil le droit de se lâcher et de montrer un talent inimitable, car derrière l’auteur de « Teaser For Matter » se cache un vrai animal, travaillant ici en collectif. Après Toulouse, Bordeaux et Lyon, Saint Etienne fourmille ses armes pour des saisons musicales de plus en plus intéressantes.
GdO

LE THEATRE DU BRUITLE THEATRE DU BRUIT01-07-2009

Angil, est ce qu'on pourrait appeler un troubadour moderne, officiant dans la region de Saint Etienne dans divers projets, on le trouve ainsi en tant que membre actif du projet The Hidden Tracks, mais on à pu le découvrir au sein de The John Venture, un projet ou Angil s'est acoquiné avec Broadway le temps d'un double album.
Jerri est ici une rencontre avec un duo de musicien instrumentalistes dans le milieu du hip hop, duo ayant pour nom Deschannel.
 On peut se poser légitimement la question, mais Jerri n'a aucun rapport avec The John Venture, tout au plus on pourrait considérer ce projet comme un deuxième volet, un volet résolument abstrait dans l'interprétation : un peu comme si on était dans une galerie de peinture avec une multitude de peintures tout aussi bizarres les unes des autres, mais avec, un lien fort qui les unit. le timbre de voix particulier d' Angil etant ce lien.
La voix se fond dans cet univers urbain et donne un coté pastel à cet univers musical monochrome, ou tout est dans l'extrême: douceur, rock, lo fi, post rock, jazz  Cet album est un canevas de genre. Ainsi sur Finland avec un filet d'orgue en accompagnement, ambiance vintage est garantie, sur Go Fight Your War, ambiance fusion US garanti.The chap hat est un hymne au minimalisme : bruitages en fond sonore, voix en flow ininterrompu.
Angil en chef d'orchestre nous fait voyager d'un bout à l'autre dans l'univers musical des Dechannel et fait de Jerri est  projet tout en ambiances et emotions, le coté abrupt de la musique avec un orgue en phare, montrant le chemin, nous permet de planer sur la puissance des mots.
Jerri est un album conceptuel qui seduira le plus grand nombre.
©credit

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