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HALF ASLEEP
(we are now) seated in profile
CD
12.00 €5.00 €
stock épuisé

HALF ASLEEP

(we are now) seated in profile

UR11 - 2005, creative commons nc nd by

1we used to tear your voice (and the drilling machine)
21/4
3d'invisibles courtisans
4marie I & marie II
5fourteen footprints : so you changed your mind ?
6micro waves
7searching the pavement
8i'm watchin' tv / tv's watchin' ma
9morning dust - soon
10fingers are forks
11la fin de l'inertie a pretty bee
Ce nouvel album d'Half Asleep produit par Gilles Deles, après ses sorties sur les labels Another Record et Hinah, imposa Valérie Leclercq comme l'une des grandes sensations de l'année 2005. La musique d'Half Asleep navigue avec douceur entre le sadcore, la pop planante et un folk writing des plus subtils. Son piano, sa guitare et sa voix bouleversante vous transportent dans des rêves éveillés et des pénombres mélancoliques.

revue de presse

interviews

BLOGOTHEQUEBLOGOTHEQUE

Interview d'Half Asleep avec la BLOGOTHEQUE (novembre 2007).

DEVOR ROCKDEVOR ROCK

Interview de Half Asleep avec le webzine belge DEVOR-ROCK (Janvier 2006).

MA FAMAMA FAMA

Interview audio de Half Asleep en anglais pour le blog portugais MA FAMA (Juillet 2006).

FICTIONALIZE MY LIFEFICTIONALIZE MY LIFE

Interview de Half Asleep par le blog FICTIONALIZE MY LIFE (Avril 2006).

BLOGOTHEQUEBLOGOTHEQUE

Sélection MP3 de Half  Asleep pour la BLOGOTHEQUE (Avril 2006).

A DECOUVRIR ABSOLUMENT A DECOUVRIR ABSOLUMENT

Half Asleep vue par des proches et ses labels, sur le webzine A DECOUVRIR ABSOLUMENT (Novembre 2005).

A DECOUVRIR ABSOLUMENT A DECOUVRIR ABSOLUMENT

Interview de Half Asleep avec le webzine A DECOUVRIR ABSOLUMENT (Novembre 2005).

pushlines

LES INROCKUPTIBLES (21/12/2005)LES INROCKUPTIBLES (21/12/2005)

Cette jeune Belge, qu’on découvre à l’occasion de son troisième album, est un peu plus qu’une musicienne et une chanteuse : c’est une présence aussi forte que flottante, qui prend peu à peu possession de l’âme de l’auditeur. Entre folk déraciné, songwriting impressionniste et mélodie classique revisitée, (We Are Now) Seated in Profile, lui, est un peu plus qu’un disque : c’est un univers entier dont Half Asleep, derrière son piano, sa guitare, sa basse ou sa batterie, plante le décor d’une plume charbonneuse, comme trempée dans l’encre des soirs.

A DECOUVRIR ABSOLUMENT (G. De Oliveira)A DECOUVRIR ABSOLUMENT (G. De Oliveira)

En retirant le disque de la platine tout c'est rempli autour de moi, des souvenirs parfois douloureux et touchant à des liens fort sont revenus en écho à cette écoute, signe que celle-ci touchait à l'intime. Prodigieux.

INFRATUNES (DMUTE)INFRATUNES (DMUTE)

Il n’ y a pas de cimes de désespoir, ou de gouffres d’apathie dans cette musique qui agit toujours comme une caresse légère sur la peau, réchauffée par la gravité chaude d’un chant ourlé d’arrangements magnifiques…ajouter des mots à cette beauté qui se soutient seule paraît bien dérisoire. (We are now)Seated in Profile est un chef-d’œuvre en clair-obscur, à écouter sans retenue.

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS

Un résultat qui évoque toujours autant le folk balkanisant de Matt Elliott…de beaux mouvements de piano, façon Tiersen…

FROGGY'S DELIGHTFROGGY'S DELIGHT

A ce stade, les mots sont de trop. Il faut entendre et écouter. Musique d’un film imaginaire, entre Tiersen et Satie, qui se narre et s’enroule autour de l’auditeur. Ne le lâche plus…Half asleep. La beauté d’un réveil les yeux mi-clos ; les images encore floues du sommeil hypnotique. Une parenthèse de cinquante minutes et cinquante sept secondes dans un monde trop réel.

IGENERATIONIGENERATION

Les compositions des deux sœurs, à travers une économie de moyens salutaire, des arrangements discrets mais inventifs et un songwriting sur le fil du rasoir, enveloppent rapidement l’auditeur dans une atmosphère vaporeuse à la beauté saisissante.

INDIETRONICAINDIETRONICA

Half Asleep accouche ici d’un petit chef d’oeuvre de slow folk mélancolique au sein de la glorieuse et exemplaire équipe d’Unique Records.

MAGIC (Fevrier 2006)MAGIC (Fevrier 2006)

Des morceaux comme D'invisibles courtisans, Fingers are Forks ou 1/4 pourraient ainsi reposer sans craintes entre les joyaux dévastés de Nico et les miniatures folk de Tara Jane O'Neil, creusant à leur façon ce sillon vénéneux qui serpente dans le corps de certaines femmes (fatales, cela va de soi).

chroniques

MAGIC (fevrier 2006)MAGIC (fevrier 2006)12-02-2006

"Téléchargez pour découvrir, achetez pour soutenir". Voici le mot d'ordre de la micro-structure Unique Records qui, contre les lois du copyright, propose certains albums de son catalogue en téléchargement gratuit sur son site, puis les distribue sous licence libre. Une belle initiative dans le contexte actuel du marché du disque, qu'il convient de saluer comme il se doit. Surtout lorsque cela nous permet de découvrir des albums de la trempe de (We are now) Seated in profile, troisième enregistrement de Valérie Leclercq, et premier long format. La jeune musicienne belge, adepte du home-recording en autarcie, a choisi cette fois de déleguer la production à Gilles Deles, metteur en son pour Lunt et Angil (autres pensionnaires du label). A la fois ténébreuses et rassurantes, ses chansons ont ainsi gagné en prodondeur acoustique, tout en préservant l'essentiel. On y entend un piano ou une guitare solennellement effleurés, une voix grave qui chante, surtout pour elle-même. Des morceaux comme D'invisibles courtisans, Fingers are Forks ou 1/4 pourraient ainsi reposer sans craintes entre les joyaux dévastés de Nico et les miniatures folk de Tara Jane O'Neil, creusant à leur façon ce sillon vénéneux qui serpente dans le corps de certaines femmes (fatales, cela va de soi).
Michaël Patin

LES INROCKUPTIBLES (21/12/2005)LES INROCKUPTIBLES (21/12/2005)21-12-2005

L’univers hanté d’une jeune Belge, entre Nico et Julie Doiron.
Si Valérie Leclercq, alias Half Asleep, était un animal, elle serait probablement une phalène ou une luciole : un de ces fantômes graciles qui, dans le désert des nuits, tiennent compagnie aux hommes restés en rade sur les rives du sommeil. Cette jeune Belge, qu’on découvre à l’occasion de son troisième album, est un peu plus qu’une musicienne et une chanteuse : c’est une présence aussi forte que flottante, qui prend peu à peu possession de l’âme de l’auditeur. Entre folk déraciné, songwriting impressionniste et mélodie classique revisitée, (We Are Now) Seated in Profile, lui, est un peu plus qu’un disque : c’est un univers entier dont Leclercq, derrière son piano, sa guitare, sa basse ou sa batterie, plante le décor d’une plume charbonneuse, comme trempée dans l’encre des soirs. Un théâtre d’ombres où sa voix, à la pâleur expressive digne d’une Nico ou d’une Julie Doiron, se meut dans un environnement pris par le givre, et pourtant grouillant de vie – on entend ainsi le brame désolé d’un trombone, les larmes de cristal d’un glockenspiel, le chuintement lointain d’un mélodica, le souffle du silence. Certes, ce disque n’est pas une partie de rigolade. Mais les inventions d’écriture, les richesses instrumentales et les belles combinaisons sonores qu’il recèle montrent que la mélancolie, ici, n’est pas qu’un parfum à la mode ; c’est un langage élaboré, un filtre sensible à travers lequel Valérie Leclercq réussit à réenchanter le réel.
Richard Robert

A DECOUVRIR ABSOLUMENT A DECOUVRIR ABSOLUMENT 30-01-2006

On connaît tous ce déficit d'attention qui nous éloigne parfois du livre lu, du film vu, les pensées diverses prenant le pas sur la distraction que l'on se propose. En parvenant à faire le vide autour d'elle, half asleep fait le vide autour de nous, absorbant l'air pour le souffler ailleurs, nous laissant dans l'état de l'apnéiste, qui en se rapprochant du vide ressent à la fois le souffle de la mort lui caresser la nuque, mais aussi celui du bonheur de toucher la plénitude des bas-fonds lieu ou l'autre n'existe plus. Vous allez me parler d'égoïsme et vous rétorquerez qu'un égoïste ne partage pas, alors que (we are now) seated in profile est l'archétype du disque qui vous accueille avec des égards invisibles de nos temps. Sur des compositions qui pourraient rapidement trouver l'apitoiement comme compagnon, des arrangements et des trouvailles sonores (d'invisibles courtisans en est l'exemple le plus frappant) se fondent, accompagnant le piano et le chant avec la force et le désir d'un amant transi. Disque terrible, car incapable de laisser poindre des faiblesses, (we are now) seated in profile rappel ses moments passés l'été dans des cinémas de campagne, quand la musique et le chant coloraient un film muet. La chaleur y est aussi perceptible, la puissance suggestive y est aussi marquante, et l'émerveillement des yeux et des oreilles sont sur la même échelle. Jamais monocorde l'album parvient, dans un style puisant souvent sa force dans le dénuement et la redondance, à surprendre (fourteen footprints : so you changed your mind) plaçant la barre de plus en plus haut, quand half asleep voudra toujours frôler les tuteurs, par modestie. En retirant le disque de la platine tout c'est rempli autour de moi, des souvenirs parfois douloureux et touchant à des liens fort sont revenus en écho à cette écoute, signe que celle-ci touchait à l'intime. Prodigieux.

NB : notez aussi que ce disque est le premier a être distribué en France et ce sous le couvert de la licence libre Creative commons qui à l'inverse des Copyrights autorise la copier et la diffusion sur le web. Unique records label militant, s'est définitivement engagé pour un avenir avec la musique libre. On ne serait trop, vous conseillez donc d'aider, le label en vous procurant ce disque qui combine à la fois choix artistique exemplaire et prise de position courageuse.

Gdo

INFRATUNES (DMUTE)INFRATUNES (DMUTE)03-02-2003

Un premier album paru en 2001, Palms and Plums chez Another Record, puis une escapade du côté du label Hinah avec Just before we learned to swim, et revoici Half Asleep, qui nous propose avec (We are now)Seated in Profile, à paraître sur Unique Records, un nouveau disque superbe d’orfèvrerie acoustique, sommet d’une (encore) courte discographie.

Valérie Leclercq, aidée à nouveau de sa sœur Oriane, s’est vue offrir par le talentueux producteur Gilles Deles un superbe écrin à ses compositions nocturnes, qui possèdent une instrumentation enrichie et un son étoffé : on retrouve bien sûr le piano, la batterie, la guitare, mais également des accords d’orgue magnus, de délicates notes de glockenspiel, du melodica, de la basse.. un trombone s’invite même sur le premier titre, We used to fear your voice (and the drilling machine) : une très belle entrée en matière à la sombre élégance pour cet album de chevet indispensable à ces mois hivernaux languissants qui se profilent doucement.

Avec ces onze titres d’une beauté rare, Valerie Leclerq nous enveloppe à nouveau dans son petit monde flottant de mélancolie tamisée, de douleur feutrée, que dessinent les accords poignants, les notes réverbérées entêtants d’un piano, (¼), sur lesquels Valerie pose son chant d’une infinie délicatesse, qui entre en résonance immédiate avec l’auditeur.
Half Asleep exsude ses humeurs noires en un flux maîtrisé, diffus, homogène. Il n’ y a pas de cimes de désespoir, ou de gouffres d’apathie dans cette musique qui agit toujours comme une caresse légère sur la peau, réchauffée par la gravité chaude d’un chant ourlé d’arrangements magnifiques : D’invisibles courtisans rappelle la féérie funèbre de Tim Burton, le dénuement somptueux du duo voix-piano de Marie 1 & Marie 2 nous étreint doucement ; Fourteen fooprints : so you changed your mind?, et ses harmonies vocales sur un fil d’émotion ténu, Searching the pavement, guitare et mélodica (discret) en exergue, sont quelques unes de ces vagues à l’âme qui nous emportent d’un bout à l’autre dans leur roulis invisible.
L’on pourrait passer en revue chacun de ces morceaux, mais ajouter des mots à cette beauté qui se soutient seule paraît bien dérisoire . Tout juste se contentera-t-on pour finir de dire que Morning Dust soon, nous a fait pleurer un jour de Novembre, par un matin de grand soleil.

(We are now)Seated in Profile est un chef-d’œuvre en clair-obscur, à écouter sans retenue. Vous n’avez pas d’excuse pour passer à côté, puisqu’Unique Records offre généreusement ce disque au public : il sort en effet sous Common Licence, ce qui signifie que vous pouvez télécharger et partager (We are now)Seated in Profile sans crainte sur les réseaux d’échange. Mais si vous voulez soutenir Unique Records et Half Asleep, pour les remercier de ce cadeau inestimable, n’hésitez pas à acheter ce disque !

Imogen

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS25-01-2006

Double actualité pour Half Asleep : le projet musical de la jeune belge Valérie Leclercq voit son deuxième album réédité, et son nouvel album paraître à quelques semaines d’intervalle. Un premier ep-cdr de 8 titres avait vu le jour chez Another Record assez vite après la naissance de ce projet musical (pendant l’automne 2002). Puis ce premier jet avait été complété d’un album en cdr, Just Before We Learned To Swim, chez Hinah (édité à 50 exemplaires). C’est ce dernier qui fait l’objet d’une réédition aujourd’hui via la structure belge Matamore Recordings.

Mis en forme dans un beau packaging cartonné (les dessins sont signés par Valérie), Just Before We Learned To Swim (un titre en clin d’oeil au Music For A Sinking Occasion de L’Altra et au Sinking Ship Song de Matt Elliott ?) a subi une nouvelle masterisation. En dehors de ce travail, rien n’a changé : ces neuf titres, enregistrés au minidisc dans une même pièce, comme oubliés par le temps et laissés pour compte, impressionnent par l’acoustique qui les définit - réverbérante mais sèche, folk et dure -. Guitare et piano, quelques fantômes de batterie, et le chant grave, cassé, de Valérie Leclerc en sont les seuls ingrédients. Les deux premiers morceaux nous renvoient à Matt Elliott, dont on aurait adouci la complainte en la délayant dans la mélancolie blafarde de Bristol, celle du feu-label Planet (Crescent, Movietone). Il y a ensuite ce Yellow Neck à la guitare simple, où le chant monte enfin dans les aigus et se double : frissons garantis. Le piano redevient la pièce centrale : désespérante mélodie de Washing Machines, emballé par une batterie lointaine, puis fine esquisse et base d’un jeu de voix plein de douceur (Tu Sens Le Sommeil Et Les Larmes) sur les traces de Sylvain Chauveau. Un peu de flûte sur & Other Stories... renouvelle l’air et accorde une touche plus romantique. Un premier album prostré, crépusculaire.

Qui s’accompagne d’un petit frère - décidément, l’automne est une saison qui réussit bien à Half Asleep. C’est cette fois la structure toulousaine Unique Records qui s’est laissé conquérir par cette musique vénéneuse, tentant ainsi le jumelage avec le ciel laiteux de Belgique : voici (We Are Now) Sitted In Profile, deuxième album d’Half Asleep.
D’emblée, le son a changé, aidé par Gilles Deles de Lunt : il est plus profond et s’est étoffé (melodica, trombone, basse...). Quant à la musique d’Half Asleep, elle est plus engagée, plus fiévreuse, plus rentre-dedans. Elle est ainsi moins ascétique et moins contemplative qu’avant. En introduction, We used Yo Fear Your Voice ajoute, à un chant plus assuré et à des accords de piano martelés, le souffle chaud d’un trombone pour un résultat qui évoque toujours autant le folk balkanisant de Matt Elliott. ¼ surprend ensuite : sa boucle de piano et sa rythmique de batterie renvoient plus directement au post-rock, et là encore au pense à l’artiste précédemment cité. D’Invisibles Courtisans s’éloigne davantage de cet univers pour accoster des territoires calmes et bucoliques (quelques notes de glockenspiel égayent le morceau), que des chants mélangés parsèment d’étrangeté, puis Marie1 & Marie 2 offre de beaux mouvements de piano, façon Tiersen. Plus doux, Microwaves associe une basse, une guitare et deux chants féminins pour un résultat empreint de douceur. Le piano grandiloquent s’ébroue et ses accords se mélangent (I’m Watching Tv...) ; Morning Dust Soon arrive : le morceau le plus doux, à la guitare presque guillerette, étonne presque : c’est bien le seul écart que se permet ce (We Are Now) Seated In Profile parfaitement claustrophobe. Puis viennent le morceau récapitulatif (Fingers Are Fork) et la fuite légère (La Fin...). Valérie se lève, quitte son piano noir. On s’en est sorti pour cette fois. Ouf, on respire. La prochaine écoute sera sans doute plus difficile.

Stéphane

FROGGY'S DELIGHTFROGGY'S DELIGHT21-02-2006

On s’imagine rêveur, le regard par la fenêtre à scruter les oiseaux qui s’envolent. Cette impression de légèreté qui fait qu’au bout du compte, on sait que l’hiver ne durera qu’un temps. Que le soleil reviendra. L’espoir dans la tourmente, un peu de répit dans la tempête. Half Asleep.

Il faut écouter la pureté jouée par un piano qui s’envole, lui aussi, sur la mélodie. On pourrait évoquer toute une palette de sentiments, du spleen à la mélancolie, en écoutant la douce voix de Valérie Leclercq, aidée de sa sœur aux claviers. "Seated in profile", une douce mélodie venue –encore une fois- de Belgique joue donc la carte de la simplicité. Une voix, un piano, des chansons. Un trombone sur "We used to fear your voice " lancinant.
A ce stade, les mots sont de trop. Il faut entendre et écouter. Musique d’un film imaginaire, entre Tiersen et Satie, qui se narre et s’enroule autour de l’auditeur. Ne le lâche plus. La batterie qui entre en scène sur ¼ et les arpèges qui s’accélèrent. Sur le fil, prête à casser, Valérie Leclerq invente crée l’émotion, ne simule rien et donne tout. La dépression, le désespoir, le mal-être, un peu d’elle, une partie de soi.

S’il fallait chercher l’influence, c’est bel et bien du coté de la musique classique qu’il faudrait chercher, en y rajoutant cette voix feutrée qui murmure, soufflant les mots comme le vent sur les feuilles d’automne. De la guitare classique sur "Searching the pavement", du glockenspiel sur "D’invisibles courtisans" enrichissent la mélodie dénudée. La beauté du jour qui tombe et se finit sur "Morning dust soon". La lumière au bout du tunnel.
Half asleep. La beauté d’un réveil les yeux mi-clos ; les images encore floues du sommeil hypnotique. Une parenthèse de cinquante minutes et cinquante sept secondes dans un monde trop réel.    
Little Thom

IGENERATION.fr12-03-2006

C’est depuis l’automne 2002 que Valérie et Oriane sont à la tête de Half Asleep, frêle esquif musical naviguant dans les eaux brumeuses d’une pop planante à la lenteur assumée et à l’instrumentation minimale. Originaire de Belgique et déjà responsable de deux albums sortis sur des microstructures (Palms and Plums sur Another Records en 2003 et Just Before We Learned to Swim sur Hinah en 2004), le duo revient avec (We are now) seated in profile, troisième disque remarquable pour deux raisons.

La première raison est artistique. Les compositions des deux sœurs, à travers une économie de moyens salutaire, des arrangements discrets mais inventifs et un songwriting sur le fil du rasoir, enveloppent rapidement l’auditeur dans une atmosphère vaporeuse à la beauté saisissante, rappelant avec bonheur les meilleurs moments de Tara Jane O'Neil ou de Low.

La deuxième est commerciale. En effet (We are now) seated in profile est le premier disque a être distribué en France sous licence libre Creative Commons autorisant sa copie et sa diffusion sur le Web. Unique Records, label militant, s’est définitivement engagé pour un avenir avec la musique libre, et vous propose donc de télécharger l’album de Half Asleep sur la page artiste du groupe et vous invite, évidemment, à l’acheter ensuite pour soutenir « un label indépendant qui se bat contre l’uniformisation de la musique que vous proposent les majors ». 

Yann Desert

INDIETRONICAINDIETRONICA15-03-2006

Half Asleep est Valérie Leclercq et sa soeur Oriane. Après un premier album remarqué "Palms and plums" sorti par le label Another Record, Valérie accouche ici d’un petit chef d’oeuvre de slow folk mélancolique au sein de la glorieuse et exemplaire équipe d’Unique Records.

On commence avec "We used to fear your voice (and the drilling machine" aux allures de requiem poétique avec piano, quelques choeurs bien placés et trombone de la mort. L’escapade de "1/4" évolue au milieu d’une mare de notes de piano réverbérées emportées par une batterie sèche et qui soutient le propos. Le chant de Valérie, comme dans la plupart des morceaux, se fait doux, cotonneux, léger et délicat. Bien entouré par le piano, la batterie, et quelques autres instruments (mélodica, basse, orgue, glockenspiel), il est toujours mis en valeur avec pertinence par la production sans faute de Gilles Deles.

Avec "D’invisibles courtisans", on retrouve un ton plus léger, mais pas moins convaincant, qui permet, comme d’autres passages, d’apporter des respirations. Les mélodies au glockenspiel apportent une touche enfantine. Puis on retrouve avec "Marie 1 & Marie 2", une lenteur mélancolique, pas si éloignée pour ne pas dire cousine des ambiances développées par Matt Elliott depuis qu’il navigue en solo. Sauf qu’ici on parle de boire du café (...). Les points communs entre ces deux artistes ne manquent pas. Ca saute aux yeux et aux oreilles en live : ambiances, voix, mélodies, mélancolie.

Le morceau "Fourteen footprints : so you changed your mind ?" flirte avec un trip-hop réussi, grâce au travail des voix et le groove de la batterie.

"Microwaves" se fait encore plus délicat, voix et guitares mêlant des accents folk et presque jazz par moment. "Searching the pavement" et son mélodica entêtant est une fugue ou une fuite. Personnellement, ce n’est pas mon morceau préféré. Je le trouve un peu long, comme certains passages du disque, qui reste globalement plutôt triste. Il appartient peut être aux disques qu’on n’écoutera pas n’importe comment à n’importe quel moment (avec n’importe qui ?). Ce n’est pas un défaut en soi puisque la qualité est au rendez-vous et que Valérie sait trouver les mots justes qu’elle entoure de ficelles, de cordes, de cotons, de nuages, de plastique, de bois et de fumée pour mieux les mettre en valeur. "I’m watchin’tv/tv’s watchin’ me" est un bon exemple des bijoux éthérés qu’on trouve dans ce disque. Un des plus brillants.

"Morning dust-soon" aux couleurs plus folk fonctionne bien aussi, et la voix de Valérie est d’une beauté poignante. Piano presto pour "Fingers are forks" dans un déluge d’accords et de notes qui appelle des esprits et des fantômes pour soutenir la voix principale.

Le disque se termine avec "La fin de l’inertie a pretty bee", comptine au piano de toute beauté susurrée à l’oreille. Le dernier et fatal baiser de Morphée.

Emmanuel

POPNEWS

Vu de France, le moindre artiste ou groupe d'outre-Quiévrain a tendance à être affilié à une "scène belge" qui relève sans doute plus de la formule promotionnelle que de la réalité. Pour la Bruxelloise Valérie Leclercq et son projet solo Half Asleep (signé sur le label toulousain Unique records, sur lequel paraissent notamment les disques d'Angil), cela serait difficile : sa musique est résolument autarcique, à part, même si elle a choisi comme la plupart de ses pairs de chanter en anglais. Parler de (néo-)folk serait tentant à l'écoute de certains morceaux – voix douce, guitare acoustique en arpèges -, mais finalement réducteur. Car le piano est encore plus présent sur "(We Are Now) Seated in Profile", et si l'on veut vraiment rapprocher Half Asleep d'un musicien belge, ce serait peut-être le trop méconnu Wim Mertens, auteur (entre autres) d'œuvres magnifiques pour piano et voix. Présente dès la première seconde, la voix est d'ailleurs l'autre ingrédient essentiel du disque. Mélancolique à souhait, le timbre de Valérie Leclercq rappelle celui de Nico, en moins guttural. La jeune chanteuse et multi-instrumentiste se balade ainsi sur des landes arides voisines de celles que la muse blonde foula, sans carte ni boussole, tout au long des années 70. On a parfois l'impression qu'elle tourne en rond dans un demi-sommeil (l'album ne décolle vraiment qu'à partir du troisième titre), mais on se laisse souvent entraîner dans ces ballades fragiles et frémissantes, où la beauté affleure dans un dépouillement quasi monastique. Jusqu'à se retrouver complètement perdu – et heureux de l'être – au milieu du long et étrange "Fingers Are Forks" (près de 10 minutes). Si Leclercq consent à quitter sa chambre de bonne, où sa musique semble parfois confinée, pour s'aventurer ainsi dans l'inconnu, on est prêt à la suivre les yeux fermés.
Vincent Arquillière

FOUTRAQUE

Troisième album pour la belge Half Asleep, mais premier sur le label toulousain Unique Records, (We are now) seated in profile est la bande son idéale de vos dimanche après-midi hivernaux, gris et pluvieux, cela va de soi. Au bord d’une cheminée dont on entend les braises crépiter, la voix d’Half Asleep est d’une compagnie bien plus appréciable que celle de Michel Drucker. Cette voix est le nerf de l’album, le point central autour duquel tout s’articule. Une voix grave, à la fois profonde et très présente, mais aussi par moments plus en retrait, susurrant des mots restant suspendus dans l’air. On oserait dire une voix à demi endormie (Half asleep). Le piano est le principal allié de cette voix. Un piano à la sonorité classique, proche de la musique contemporaine. Cette dualité piano/voix pourrait évoquer une rencontre entre Catpower et la pianiste Hélène Grimaud. On pense également à certains travaux de Kate Bush. Quand le piano s’efface, c’est pour faire place à une guitare à la sonorité également très classique, une sorte de croisement entre le folk et le flamenco-jazz, sans les accélérations de virtuoses (Searching the pavement). Autour de cette voix et de ces instruments, les arrangements signés Gilles Deles (déjà présent sur la production de Teaser for: matter d’Angil) sont grandioses. Ils sont finement ciselés et à peine perceptibles, mais apportent un réel plus à la musique d’Half Asleep, à travers les sonorités d’un trombone, quelques violoncelles, des petits sons de guitares électriques, un glockenspiel…
Alors qu’à première vue, on aurait pu croire que cet album soit monotone, les différentes écoutes nous révèlent à chaque fois sa riche complexité, le rendant passionnant. Au final, sa tristesse élégiaque nous touche mais de manière positive et nous hante l’esprit de longues heures après son écoute. 
Nicovara

BENZINE

On peut considérer Half Asleep comme une sorte d’île perdue dans un océan de guitares dont les vagues n’en finissent pas de déferler actuellement sur tout ce qui sert de support musical pour nos oreilles. Emmené par la Bruxelloise Valérie Leclercq, Half Asleep dévoile une fois encore toute la finesse de sa musique à travers un disque plus beau encore que ses prédécesseurs, dans lequel on (re)découvre une musicienne douée pour les mélodies tristes, mais aussi pour les arrangements simples et délicats.
Half Asleep s’était d’abord fait connaître avec le subtil Palms & Plums chez Another records en 2003, puis avec un cd-r paru initialement sur la structure Hinah et que l’on peut trouver désormais sur Matamore. Et c’est donc aujourd’hui chez les toulousains de Unique records, que Valérie Leclercq a posé ses valises pour un nouvel album toujours aussi réussi, dans lequel on redécouvre tout ce qui nous avait touché dans les précédents.
Guitare, piano, et voix principalement, servent à bâtir des morceaux très souples et d’une grande douceur. Bass, batterie trombone,  glockenspiel, et mélodica viennent compléter le tableau pour donner une musique dans laquelle on entre à tâtons, sur la pointe des pieds, et qui ne pourrait supporter le moindre interférence tant la pureté qui se dégage tout au long du disque mérite pour chaque un silence total.
Et si cette artiste n’est pas sans  rappeler des filles telles que Julie Doiron, Cat Power ou encore Edith Frost, on notera que de ce coté-ci de l’atlantique, cette jeune femme d’à peine vingt ans n’a pas d’équivalent et que ces premiers albums nous laisse espérer un avenir discographie de très haute tenue.
Benoît Richard

MUSIQUE CHRONIQUES

C'est bien sûr en automne qu'Half Asleep a vu le jour. Derrière ce nom révélateur, se cache la discrète Valérie Leclercq et son piano, une voix chaude et ombrageuse, étirée sur des mélodies épurées et mélancoliques comme des paysages hivernaux. En effet, les longs et lents accords, le chant très doux de la jeune belge et les nombreux silences de cet album, rappellent résolument la torpeur qui gagne la nature dans les mois les plus froids de l'année. Toutefois, Half Asleep nous ramène aussi à notre propre léthargie, dans tout ce qu'elle a de doux et d'agréable et c'est bien à moitié endormi, que l'on savoure le mieux ce disque, sa douceur et sa simplicité.
Sai Real

LESINROCKS.COM

A l'heure où la politique des majors du disque vire à la parano extrême et où le gouvernement tente de passer dans l'urgence le projet de loi DADVSI (Droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information) qui restreint drastiquement les droits du consommateur et empêche le développement de la licence libre, quelques poches de résistance, tout en s'inquiétant à raison du devenir de la musique en France, lui inventent un futur alternatif, uniquement basé sur l'amour de la bonne musique.

Depuis quelques années en effet, quelques labels artisanaux ont décidé, au mépris de toutes les règles commerciales, de publier leur catalogue en licence libre. Ces labels ne vendent pas de la musique ? elle est gratuite, échangeable à volonté ? mais des objets liés à la musique ? les CDs sont vendus à prix coûtants sur leur site respectif. A ce titre là, et comme l'explique la charte du très dynamique label Another Records (Danah Hilliot, Gâtechien'), la mission de ces microstructures (la plupart du temps ce sont des associations à but non lucratif) est plutôt de "disséminer la musique". Si ce phénomène reste encore confidentiel, il montre néanmoins que l'underground français ne manque pas d'idées, ni de volonté, contrairement aux majors.

De ce vivier en ébullition surgit ainsi régulièrement quelques artistes aux visions singulières et dont la qualité des uvres est inversement proportionnelle à leurs prix. C'est le cas du projet musical de la jeune belge Valérie Leclerq, Half Asleep. Après quelques oeuvres parus en licence libre sur différents labels (Another Records, Matamore Recordings, Hinah), c'est avec le plus traditionnel label Toulousain Unique Records (Angil, Electröphonvintage, Lunt ) que cette songwriteuse habitée s'est associée le temps d'un disque, le très beau (We are now) seated in profile. Le label a pour l'occasion tenté l'aventure de la licence libre, proposant néanmoins une splendide version vendue dans le commerce, dans un packaging adapté.

A voir le regard de ce petit bout de femme au look androgyne, on imagine mal avoir affaire à une militante dans l'âme. C'est pourtant avec sa petite s'ur, Oriane, qu'elle a commencé à écrire son étrange musique, chez elle, d'une façon totalement artisanale. Et ce n'est pas pour rien qu'elle s'est choisie ce nom, Half Asleep, car cette musique a été écrite pour "ceux qui ne trouvent pas le sommeil, amants des rêves éveillés et des pénombres mélancoliques" (dixit sa bio).

Et l'écoute de ce (We are now) seated in profile, cette fois-ci réalisé par Gilles Deles ? déjà à l'oeuvre sur le fantastique album d'Angil -, confirme bien cette impression de somnambulisme. Lente, sombre et minimale, la musique d'Half Asleep étonne pourtant par son ampleur : au piano et à la guitare, parfois épaulé par une batterie discrète, Valérie égrène ses notes avec parcimonie, mettant l'accent sur chacune d'elle, comme si elle avait pu être la dernière. Mais c'est surtout sa voix, sourde et hypnotique, qui provoque chez l'auditeur ses premiers frissons. Totalement sous le charme de cette étrange songwriteuse, on n'a plus qu'une hâte : la découvrir sur scène.
Martin Cazenave

FERAROCK, partenariat sur le réseau

Mélancolie, délicatesse, ciselage des notes et des arrangements, la musique de Half Asleep résonne au cœur avant d’être une musique cérébrale. Tout dans cet album fait appel aux sentiments, à l’irréalité et au concept. Et pourtant chaque note, chaque mot touche directement l’essentiel…Puisqu’il faut caractériser Half Asleep, disons que cela évolue entre la pop sombre et un folk writing personnel. La voix de Valérie Leclercq est sombre, ombrageuse, accompagnée d’un piano éclatant et cristallin; et s’il faut des références, disons que cela peut rappeler les démarches d’une Julie Doiron ou de Low. C’est le troisième album d’Half Asleep qui nous est ici proposé par le très bon label Unique Records (Angil, A place for parks, Electrophönvintage, Lunt, …). Une touche de délicatesse en cette rentrée 2006. Beau, tout simplement… 

CHRONIC'ART #23

On a toujours en tête le CDR d'Half Asleep, Palms and plums, sorti en 2003 sur le chouette micro-label Another Record. On avait trouvé au creux de ces mocreaux précieux et brumeux une boîte à musique secrète et microscopique, de laquelle émanait un monde imposant, digne, brodé de larmes. Avec la sortie de (we are now) seated in profile, en licence libre, Valérie Leclercq étoffe ses univers vaporeux et prend de l'ampleur sous la tutelle de Gilles Deles, relâchant ainsi son minimalisme caressant sans perdre sa grâce intemporelle. Comme Tara Jane O'Neil dans une chambre plus petite et moins froide, comme Chan Marshall (Catpower) sans problème d'égo et qui nous hante de la même manière : le piano limpide et la voix de velours, humble, magistrale, plus entourée de fantômes que jamais tout au long de l'album. Dans ces histoires en contrastes et murmures semble résider la magie en teintes grises d'Half Asleep : la résignation qui envoûte et perturbe. Quelque chose d'infiment plus.
C.D.

LONGUEUR D'ONDE Mars 2006

Belle et tendre, tels sont les qualificatifs qui siéent à cette collection de onze chansons. La structure minimaliste des morceaux convie l'auditeur à un dialogue à trois, entre une voix féminine fluette, un piano à haute résonance et une guitare discrète. On ne s'y ennuie jamais : c'est le souhait qui a présidé au désir de faire de la musique chez cette jeune Belge baptisée Valérie Leclercq. "We are now (seated in profile)" louvoie entre les oreilles de l'auditeur. Cajolé et soumis à une douce mélancolie, il ne peut que succomber à ce spectre des désirs enfouis. L'album peut se découvrir selon la formule "l'essayer c'est l'adopter". Téléchargeable gratuitement sur le site du label, vous l'achetez ensuite sous un packaging classieux et contribuez à soutenir le label. Voilà en tout cas un bel exemple de confiance et de collaboration entre un label et son auditoire. Messieurs des majors, prenez-en de la graine !
Vincent Michaud
©credit

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