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ELECTROPHÖNVINTAGE
We sang a yé yé song
CD
12.00 €5.00 €

ELECTROPHÖNVINTAGE

We sang a yé yé song

UR08 - 2005

1it's so hard
2White morning
3My moutain town
4Break my heart again
5Leather close
6Where you're not
7A girlfriend the devil wouldn't want
8Sexshops
9Write your name on the landscapes
10The former president
1er album solo 10 titres de Rémi PARSON, guitariste de A PLACE FOR PARKS. Une voix étrange et une guitare malhabile, dessinant en 10 titres et 18 minutes à peine un paysage contrasté aux contours faussement arides. Soit l’improbable rencontre du classicisme pop anglais de Belle et Sebastian avec le son lo-fi antifolk américain des Moldy Peaches...

revue de presse

interviews

MILLE FEUILLESMILLE FEUILLES

Interview de Electrophönvintage pour le webzine MILLE FEUILLES (Mai 2005).

pushlines

Les Inrockuptibles (22/03/2005)Les Inrockuptibles (22/03/2005)

enfin le folk lunaire d’Adam Green ou la pop lancinante de Low trouvent un correspondant français…une dizaine de pop-songs feutrées mais hantées, fragiles mais jamais chochottes, intimistes mais jamais fœtales…Dangereux pour la volonté et la joie obligatoire!

VELVET (Mars 2005)

Ses miniatures peuvent se muer en de petits bijoux pop à la manière des Go-Betweens… Aussitôt écouté, aussitôt adopté.

LA DEPECHE DU MIDI (22 Mars 2005) LA DEPECHE DU MIDI (22 Mars 2005)

10 chansons-bonsaï à la grâce lumineuse et fragile, dix merveilles de folk-pop d’un dénuement et d’une sincérité absolus.

A DECOUVRIR ABSOLUMENT (G. De Oliveira)A DECOUVRIR ABSOLUMENT (G. De Oliveira)

Attrape coeur solitaire maîtrisant son spleen, alchimiste des sentiments, ce disque retourne tout avec la légèreté d'une plume et la gravité de l'attraction terrestre.

FROGGY'S DELIGHTFROGGY'S DELIGHT

10 chansons pop-folk douces et intelligentes. Des sortes de petits sketches, des scénettes bucoliques et tendres d'un auteur compositeur interprète qui mine de rien pourrait bien casser la baraque.

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS

La musique d’Electrophönvintage pourrait avoir dix ans comme elle pourrait avoir une semaine. Délicate, elle n’exacerbe jamais son côté plaintif ou chétif... Elle reste directe, vraie.

MAGIC (Mai 2005)MAGIC (Mai 2005)

une voix qui reste toujours douce, très légèrement nasillarde, mais qui semble chargée de frustrations voire de menaces cachées ... on retrouve la naïveté perverse de Television Personalities.

TRANSFUGE (Mars 2005)

Peuplé d’évènements minuscules, We sang a yéyé song collectionne les petites vignettes aux orchestrations minimales (trois accords de guitare, une boîte à rythme et un harmonica, parfois…), portés par le souffle d’une voix idéalement discrète.

MAGICBOXMAGICBOX

Le label Unique records n'en finit pas de surprendre … songwriting folk écrit d'une belle guitare acoustique, d'une belle plume… Ne passez pas à côté ! Conseil d'ami.

chroniques

LES INROCKUPTIBLES #486LES INROCKUPTIBLES #48622-03-2005

La pop folk feutrée et hantée d’un rêveur de Montauban.

Quand il ne griffonne pas des bandes dessinées romantiques sur son désœuvrement (Streets of your town) ou ne joue pas de la guitare fusain avec les postrockers d’ A Place For Parks, Rémi Parson devient Electrophönvintage (quel vilain nom). Et soudain, enfin, le folk lunaire d’Adam Green ou la pop lancinante de Low trouvent un correspondant français – qui ferait d’ailleurs mieux, ça vaut aussi pour ses BD, d’oser le français première langue, au lieu de vivre par procuration en anglais, dans des rimes de chansons ou des dialogues de films avec lesquels il passe sans doute trop de temps. Mais visiblement (et ses BD, name-droppeuses à mort, ne se gênent pas pour citer ses passions : Felt, Montgolfier Brothers ou Joy Division), les influences de Remi ne sont jamais d’ici – son oreille et le cœur d’artichaut qui lui est attaché ne répondent qu’à cet anglais mélancolique et raffiné. Et il répond à ces invitations au voyage intérieur d’un geste tremblant et troublant, en une dizaine de pop-songs feutrées mais hantées, fragiles mais jamais chochottes, intimistes mais jamais fœtales. Et il n’a beau durer que dix-huit minutes, ce premier album impose pour la journée son humeur et sa géographie : soleil pâle, vie horizontale. Dangereux pour ma volonté et la joie obligatoire »

Lucie Dunois

VELVET (Mars 2005)25-03-2005

L'importance d'un artiste n'équivaut pas forcément à la longueur de son album. Ici, il y a bien les dix titres réglementaires mais pour une durée totale de 18'. Qui dit moins? Ce simple détail comptable ne fera que renchérir l'idée que Electrophönvintage est un artiste singulier. Repéré comme guitariste des post-rockeurs de A Place for Parks, Rémi Parson a choisi son pseudo barbare pour accoucher de petites ballades composées à la guitare acoustique, pour une ambiance de coucher de soleil sur la plage. Avec une détermination et une simplicité digne de la scène antifolk (Moldy Peaches en tête), Remi a fini par croire en sa bonne étoile, choisissant d'offrir un écrin un peu plus riche (une vraie production) et des fondations plus solides (l'ajout d'un batteur et d'un bassiste) à ces constructions intimistes. Ses miniatures n'ont pas perdu leur côté touchant mais peuvent se muer en de petits bijoux pop à la manière des Go-Betweens ("Where you're not"). Aussitôt écouté, aussitôt adopté…  8/10
Denis Zorgniotti

A DECOUVRIR ABSOLUMENT A DECOUVRIR ABSOLUMENT 29-03-2005

L'expérience me fait dire qu'il faut toujours croire ce que dit un Gérald. En m'envoyant le disque d'electrophonvintage, Gérald guibaud, boss d'unique records, m'avait dit tu verras 18 minutes, 10 chansons et tout est dit. Le bougre avait raison à ceci prêt que electrophonvintage avait oublié de s'auto-congratuler. 10 chansons sans fioritures, mais propres sur elles et bien élevées. Des chansons habillement laissées dans un accoutrement simple mais présentable. On a déjà fait avec une guitare une voix, mais on finissait par oublier la route du magicien d'oz. Bouleversante comme les premières chansons d'angil (tient !) electrophonvintage prend le train d'une pop anglaise (my mountain town) buissonnière préférant le préau des écoles au arrières cours de station-service (break my heart again). Attrape coeur solitaire maîtrisant son spleen, alchimiste des sentiments (where you're not) ce disque retourne tout avec la légèreté d'une plume et la gravité de l'attraction terrestre. Un Gérald a toujours raison.
Gerald de oliveira

FROGGY'S DELIGHTFROGGY'S DELIGHT12-06-2005

Aller à l'essentiel. perforer l'enveloppe pour atteindre le coeur. Voilà bien ce qu'est la musique pop. De courtes ritournelles qui immédiatement vous touchent ... ou pas.
Avec We sang a yéyé song, nouvel (et véritable premier) album du groupe Electrophonvintage, le concept est poussé à son paroxysme.
On connaissait l'album de Weezer d'a peine 30 minutes, ceux des Pixies d'a peine 35 mais voici qu'arrive l'album du jeune Rémi Parson, venu tout droit de Montauban avec ses 10 titres en moins de 20 minutes.
Inutile donc de s'éterniser sur la chronique, pas de rond de jambes inutiles, allons à l'essentiel : We sang a yéyé song est une réussite.
Oscillant entre un Neil Young mélancolique et un Jeffrey Lewis romantique, Rémi Parson sait aussi apprivoiser la pop anglaise. Le mélange de genres n'en est pas pour autant indigeste et donne naissance à des titres comme "The former president", clin d'œil à François Mitterrand ou le popisant "A girlfriend the devil Wouldn't want".
10 chansons pop-folk douces et intelligentes. Des sortes de petits sketches, des scénettes bucoliques et tendres d'un auteur compositeur interprète qui mine de rien pourrait bien casser la baraque.
David Didier

Magic BoxMagic Box16-04-2005

Le label Unique records n'en finit pas de surprendre. Après une ouverture plus pop, vers moins d'expérimentations, avec le formidable Angil, voici Electrophönvintage qui sort un album entier de 18'. La valeur n'attendant pas le nombre des minutes, on se précipitera pour ce projet solo de Remi Parson, déjà remarqué comme guitariste des post-rockeurs de A Place for Parks. Remi a longtemps mûri son songwriting folk écrit d'une belle guitare acoustique, comme on dit d'une belle plume, choisissant de l'étoffer d'une basse et d'une batterie et de l'éveiller à la pop (My mountain, where you're not). Il n'a perdu en rien sa fraîcheur d'écriture mais se donne une plus grande chance de se laisser adopter par le plus grand nombre, en devenant dans ces moments-là un élève des Go-Betweens. Electrophönvintage, en revanche, reste inflexible sur le format de ses chansons, très courtes, au risque de frustrer immanquablement (Même si elles représentent une entité en soi). Avec de telles bases de chansons, la plupart des artistes aurait exploité cette source inespérée jusqu'à la lie. Mais pas Electrophönvintage, belle preuve d'honnêteté et de désintéressement. Ne passer pas à côté ! Conseil d'ami.

D.Z.

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS26-05-2005

Après Angil, la sortie du disque d’Electrophönvintage semble confirmer une nouvelle tendance pour Unique Records : loin des ambiances troubles de Virga ou Lunt, place au songwriting (mais peut-être n’est-ce là qu’un simple concours de circonstances) - un songwriting complexe et une pop bigarrée pour Angil, un songwriting classique et une pop indie plus traditionnelle pour Electrophönvintage. Derrière cette identité, on retrouve Rémi Parson, par ailleurs membre d’A Place For Sparks, groupe assimilé post-rock dont le premier album est paru chez Unique, et dont les membres l’accompagnent sur ce disque à la batterie et à la basse. Electrophönvintage est responsable de pas mal de cassettes, enregistrées sur quatre pistes sans doute, dans moins de dix mètres carrés, introuvables, et avait publié un 45 tours sur le défunt label Plastic Pancake (le regretté petit Sarah français). La musique d’Electrophönvintage pourrait avoir dix ans comme elle pourrait avoir une semaine. Délicate, elle n’exacerbe jamais son côté plaintif ou chétif, chose que je déteste particulièrement. Elle reste directe, vraie. Elle navigue tranquillement entre indie pop et folk song. Et à cause d’une certaine ressemblance physique, Electrophonvintage rappelle Jeffrey Lewis. Nostalgique sans doute, la douce musique du bonhomme traite d’amour, évidemment, de ces petites choses du quotidien qui sont si merveilleuses. 9 chansons, un instrumental, une poignée de minutes, si peu de choses, et pourtant comme un signe. Le signe que notre adolescence n’est pas si loin derrière. Un disque plein de lalalalas. Et joli comme un coeur, avec ça.

Stéphane

MAGIC (Mai 2005)MAGIC (Mai 2005)29-05-2005

Electrophönvintage, c’est Rémi Parson et une guitare. Mais son pseudo provient sans doute du vieux magnétophone en plastique sur lequel le garçon de Montauban avait sorti ses premiers enregistrements, sous forme de cassettes et de Cd-R. Une journée de studio, un batteur et un bassiste, c’est carrément du grand luxe, comparé à ses habitudes. Ballades folk tristes en anglais et au jeu de guitare basique, spleen lo-fi et une voix qui reste toujours douce, très légèrement nasillarde, mais qui semble chargée de frustrations voire de menaces cachées. À son meilleur, on retrouve la naïveté perverse de Television Personalities ; en régime normal, on reste dans les limites déprimées et parfois rances de la formule. Autrement dit, trop autocomplaisant et manquant au choix d’humour ou de mélodies. Heureusement, la concision des titres (dix morceaux en dix-huit minutes et trente-quatre secondes) évite qu’on ait le temps de vraiment s’ennuyer.

Philippe Richard ••°°°°

LESINROCKS.COM

10 chansons, 18 minutes, pas une de plus. Cela semble peu pour découvrir un artiste, mais c'est en fait déjà beaucoup. Car écouter l'album de Rémi Parson, alias Electrophönvintage, c'est un peu comme rentrer par effraction dans son appartement à Montauban : on y découvre son petit univers, ses planches de B.D. (sa grande passion), sa muse, la jolie Delphine, avec laquelle il vit (et chante) et son pote Sébastien qui doit souvent traîner par là.
Pour agrémenter sa petite vie tranquille de post-étudiant rêveur, Rémi aurait pu comme tant d'autres échafauder des chansons trop grandes pour lui, convoquant à la fois Brian Wilson, Robert Wyatt ou Brian Eno dans un grand maelström d'un égotisme odieux. Mais Rémi n'est pas comme ça et We sang a yéyé song, son premier album, lui ressemble beaucoup.
Collection de vignettes riquiqui, construites autour de trois-quatre accords de guitare acoustique, agrémentés d'une basse discrète, de quelques chœurs et d'une batterie muette, We sang a yéyé song est un album hors norme et hors format. On y croise bien quelques influences - en gros, tous ceux qui jouent de la pop mélancolique - mais aucune de précise : le chant de Rémi est bien trop singulier pour s'adapter à un univers sur-référencé.
Fragile, parfois naïf et fleur bleue, l'univers musical de Rémi aurait pu s'insérer, à l'époque, dans le catalogue pastel du label Sarah Records. On y retrouve cette même aisance mélodique, cette même impression de dés'uvrement à l'approche de l'âge adulte et ce cachet "fait à la maison" qu'arborait si fièrement le très culte label de Bristol.
Mais c'est sur l'excellent label Toulousain Unique Records, qui nous a déjà récemment apporté le précieux Teaser for:Matter de l'ovni Angil, que Rémi a publié ce journal intime en musique. Un label qui avait également accueilli précédemment son autre groupe A Place For Parks, orienté post-rock, dans lequel il officie en tant que guitariste.
Martin Cazenave

DMUTE

18 minutes pour 10 titres à peine, un drôle de format qui ne laisse que peu de temps à Remi Parson (guitariste de A Place For Parks) de dévoiler son talent. Mais à l’écoute, on ne souhaite finalement rien d’autre que ces quelques pièces folk-pop d’un puzzle intime, que l’on imagine assemblées avec passion, à l’aide de deux musiciens, Anicet Rohée (ex A place For Parks ) à la batterie et Sébastien Linares (Won, A Place For Parks, Minimilk, fondateur du label Nowaki ) à la basse, qui complètent la guitare et les touches d'harmonica. Une instrumentation assez rudimentaire, qui sied à ces compositions de facture plutôt classique et artisanale.
La voix de Rémi, nasillarde et juvénile à la fois, affirmée ou simple murmure, porte ces petites histoires en anglais, empreintes d’une douce mélancolie, qui parviennent à nous toucher par leur sincérité.
Cet album de Electrophönvintage est la première sortie chez Unique Records depuis celle, très remarquée en 2004 de Teaser for : matter de Angil.
Un vent favorable souffle sur le folk depuis quelques mois (avec Devendra Banhart et consorts comme chefs de file), et l’on espère qu’il saura pousser ce We sang a yéyé song vers la lumière .
Imogen

FOUTRAQUE

We sang a yéyé song est l’archétype de la copie parfaite de l’étudiant popeux (romantique ? - c’est pareil, non ?) qui tente avec réussite de faire renaître la grandeur du label Sarah Records, qui, au début des années 90, avait emballé tous les amateurs de musique indé (on ne les appelait pas encore les foutraqueurs, une autre époque) avec leurs singles vinyls faits maison, qui regorgeaient de chansons à l’évidence mélodique renversante (souvenez-vous les merveilleux Field Mice, pour ne citer qu’eux...)
Malheureusement, lors du passage au format LP, la mélodie n’est pas sortie gagnante, prenant pour l’occasion du plomb dans l’aile, l’inspiration à la case panne sèche. Visiblement, Electrophönvintage (Unique Records) est là pour relever le défi et me permet surtout de réaliser un vieux fantasme, jusqu’à présent inassouvi... A savoir entendre les mélodies cousues main de New Order (genre 1963 ou True Faith) sans les arrangements chichiteux des années 80, mais présentées avec un écrin acoustique du plus bel effet, même si Even As We Speak nous avez déjà livré une esquisse alléchante de ce que cela pouvait donner avec leur reprise acoustique de Bizarre Love Triangle sur leur Nothing Ever Happens Ep paru chez... Sarah. Je vous renvoie par exemple vers l'impeccable Break My Heart Again que vous chanterez, à n'en pas douter, tout l'été sous votre douche, le cœur léger.
Rémi et Sébastien enchaînent leurs morceaux simples, naïfs et inspirés à la vitesse de la lumière comme pour ne pas dérangé, comme si les Ramones avaient débranchés leurs instruments, s'étaient rachetés une conduite ou avaient décidé de se mettre au vert et d'écouter Peter Astor et St Christopher en boucle (c'est beaucoup leur demander, j'en conviens). Pour terminer, je me permettrais juste d'émettre une petite remarque: pourquoi ne pas offrir à l'auditeur, médusé par tant de talent mélodique, des versions plus longues de leurs hymnes pop mélancoliques au lieu de le tourmenter et l'entraîner dans une conduite toxicomaniaque qui l'obligera sans cesse à appuyer sur la touche "Repeat" de sa télécommande ? Ne subissons-nous pas assez de frustrations comme cela dans notre vie quotidienne pour être malmenés ainsi ? J'attends une explication, messieurs. D'avance merci.
Jerominus

MILLE FEUILLE

Après le joli succès remporté par Angil, voici que les décidément surprenantes têtes chercheuses hexagonales d'Unique Records nous sortent un nouveau projet folk emballant de leur chapeau de magicien. Electrophönvintage, puisqu'il s'agit de cela, est la dernière trouvaille qui rime avec génial du label toulousain. Enfin dernière trouvaille, pas tant que ça... L'histoire se déroule à peu près comme ça: un jeune garçon talentueux, Rémi Parson écrit des petites vignettes folk en solitaire, pour le plaisir. Au moment où il pense à franchir un nouveau palier (sortir ses chansons de sa chambre ?), voilà que son groupe A Place For Parks remporte un joli succès d'estime avec un premier album réussi... et sorti par Unique Records (il s'agit d'ailleurs de la troisième référence de leur catalogue, on peut donc parler de pilier) ! A force d'entendre parler de la sortie d'un second disque d'A Place for Parks que l'on ne voit toujours pas venir malgré d'excellentes nouvelles compositions (Citror par exemple), voilà que le projet solo de Rémi prend enfin vie sur disque. Et on ne peut qu'être reconnaissant de cette initiative !
Déconcertantes de simplicité, d'enthousiasme et de candeur juvénile, les chansons d'Electrophonvintage se basent sur des interprétations intimistes (deux amis viennent donner un coup de main à la basse et au mélodica principalement) et une sacrée envie de ne pas faire de vieux os: dix titres expédiés en dix huit minutes montre en main !
Musicalement, on ne peut pas dire que cela sente la révolution mais Electrophonvintage met l'accent sur un singulier contraste: à l'écoute de ce disque, on ne sait trop dire si l'on pense à des Belle & Sebastian qui auraient (re?)trouvé une espièglerie toute adolescente ou bien si cela nous évoque plutôt des Moldy Peaches qui auraient peur qu'on les gronde au moindre "fuck" prononcé. Et si l'on parle de l'ancien groupe de Kimya Dawson et d'Adam Green, c'est bien qu'Electrophönvintage semble regarder en arrière (certes pas très loin) vers cette période où l'on ne sait plus très bien si l'on est encore un enfant ou si l'on devient un adulte. Un age où l'on crève d'envie de rentrer dans les Sexshops (avec une instrumentation fort touchante pour un tel titre), où l'on se voit rock star en Leather Clothes et où l'on maudit cette ex que même le diable n'aurait pas fréquenté... Pas bégueule pour un sou, Rémi Parson, lui, propose quand même un drôle de pacte: Break My Heart Again, sur ce qui est certainement le titre le plus accrocheur du disque. Qui ne pourrait se sentir touché voire même ne pas se reconnaître face à de telles chansons ? Pas grand monde sûrement, c'est pourquoi pour notre plus grand bien, il est fortement conseillé de graver quelque part dans son coeur le nom d'Electrophonvintage, le meilleur pote d'adolescence que l'on n'a pas eu.
Eric F.

POPNEWS

Il y a quelques points communs entre "Lay Your Soul Bare" et "We Sang a Yéyé Song" d'Electrophönvintage : projet de jeune homme seul (ici le Grenoblois Rémi Parson, guitariste de A Place For Parks) sous nom impossible, pochette soignée avec égérie (?), acoustique en chambre - de cité U, en l'occurrence. Sauf qu'ici, on sait faire court : dix chansons en 18 minutes, un format qui rappelle quelques beaux disques de Felt ou Harvey Williams. Comme musicien et chanteur, Parson n'est pas vraiment au niveau de Pasquereau. Mais son art poétique est plus immédiat : guitare-basse-batterie d'un solide classicisme (l'école Sarah/Creation), accroches mélodiques, textes qu'on n'a pas fait entrer au chausse-pied dans les chansons. Ça reste anecdotique, sûr, mais pour une soirée de printemps, c'est parfait.
Vincent

DERIVES

Après un 7” en 2000, deux albums CDR du duo folk lo-fi Badr en 2001 et un album post-rock instrumental de A Place For Parks en 2002, Rémi Parson nous revient enfin avec le premier album de son projet solo Electrophönvintage.
Un première surprise, s’articulant en dix chansons, ‘We sang a yéyé song’ ne dépasse pourtant pas le cap des dix-huit minutes, soit une moyenne inférieure à deux minutes par chanson. C’est peu, très peu et on se retrouve avec la capacité rare d’écouter trois fois ce premier album en une heure. Il semble en consultant le website du projet que Rémi n’est plus tellement solo puisque deux musiciens semblent l’entourer désormais et prêter secours à l’habillement de.ses petites chansons twee pop lo-fi.
La voix vrille un peu parfois en yaourt, anglais seconde langue, mais la luminosité de l’ensemble et sa joie de vivre fragile, me rappellent l’innocence et la mélancolie naïve de Brighter (Sarah Records) ou de Sodastream.
Difficile de vraiment situer Electrophönvintage, impossible même d’être trop méchant avec lui, ce ‘we sang a yeye song’ réclame notre bienveillance par ses bons sentiments sincères et sa sensibilité idéale.
Je suis sous le charme – comment ne pas l’être ? – mais en même temps ce premier album semble un peu vite consommé. Les chansons s’installent rapidement et sitôt s’éclipsent, ne développant jamais l’ambiance qu’elles créent. Le spectre instrumental est lui aussi réduit, guitares, chant omniprésent de Rémi, un peu de batterie, d’harmonica et autres arrangements très discrets. Les vraies perles sont également rares : ‘Break my heart again’ et ‘Where you’re not’ pour être honnête.
Bref ce premier euh…, ep, du projet solo de Rémi Parson me laisse quelque peu sur ma faim, beaucoup de bonnes idées c’est certain, une sensibilité hors du commun, mais en même temps des développements insuffisants qui empêchent les chansons de devenir vraiment mémorables, du même calibre que celles rencontrées récemment sur les dernières cassettes de Kevin Huelbig ou Wio...
Didier 

LA DEPECHE DU MIDI (22 Mars 2005)

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TRANSFUGE (Mars 2005)

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