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BAKA!
baka!
CD
12.00 €5.00 €

BAKA!

baka!

UR04 - 2003, copyrights

1fuke
2arasi
3morte saison
4brune
5head
6pond inlet
Baka est la rencontre de JL Prades (aka Imagho) et Franck Lafay (aka Tomek) et cet album l'aboutissement de plusieurs années de recherche de paysages sonores mariant le noise, l'electro et l'expérimental. Rythmes précis, boucles, guitares triturées poursuivent le travail déjà menée par des groupes tels que Bästard et Hint.

téléchargements

fuke

brune

revue de presse

pushlines

MAGICMAGIC

Un recueillement qui touche à l’illumination. … sur la piste de groupes comme Hint;

NOVA (disque du jour)NOVA (disque du jour)

Travail au scalpel des ambiances, le disque laisse une vague impression de malaise qui donne malgré tout l'envie de replonger dans la nasse.

FEARDROP (été 2001)

L’énergie côtoie le rêve et la violence subtile se fendille sous l’effet de lumières mélancoliques. Magnifiques terrains où se mêlent les essences psychédéliques et les aridités abstraites, les morceaux de Baka ! sont comme des paliers.

JADE WEBJADE WEB

proche de compositeur de musique néoclassique, ils laissent leurs pièces respirer, offrant solennité et gravité aux arrangements.

MOUVEMENT - OCTOPUS (été 2003)MOUVEMENT - OCTOPUS (été 2003)

Impétueux maelström de noise expérimental, qui détourne subrepticement ses propres ingrédients...Intriguant et instable, Baka ! réussit toutefois à canaliser son angoisse et ses troubles, pour dégorger excursions eurythmiques et plaintes aguicheuses.

A DECOUVRIR ABSOLUMENT (G. De Oliveira)A DECOUVRIR ABSOLUMENT (G. De Oliveira)

Une hallucination à la Kubrick entre deux souffles difficiles. Géant ! … L'essentiel est dans le nom. BAKA n'est pas un cri de guerre, c'est un esprit malfaisant qui va prendre possession de votre corps.

AUTRES DIRECTIONSAUTRES DIRECTIONS

Baka! sait apporter de temps en temps un peu de lumière à ses compositions, histoire de souligner un peu plus encore la beauté grave et énigmatique de ce disque.

SANS TAMBOUR NI TROMPETTESANS TAMBOUR NI TROMPETTE

Du BASTARD en post rock, du HINT sous prozac, BAKA ! a une bestiole particulière dans l'oreille, un bidule mou mais tendu qu'on espère encore entendre chanter dans un avenir proche !

CLARKNOVACLARKNOVA

Baka pousse encore plus loin cet aspect terrifiant qui fait appel en chacun de nous à une profondeur intime, aux jubilations malsaines. Au niveau de l'ambiance musicale on ressent cette expérience sonore mais avec beaucoup de finesse grâce à des compositions intelligentes, éclairées. Vous avez aimé voir SOMBRE vous aimerez écouter BAKA !

chroniques

MAGIC #69 - mars 2003MAGIC #69 - mars 200309-03-2003

À mesure que l'on entre dans le siècle, se multiplient les disques post-rock ou post-electro qui officient dans la surenchère morbide, les atmosphères sépulcrales et gentiment apocalyptiques. Témoins ces deux rejetons aux noms ésotériques du label toulousain Unique Records. Baka!, duo formé par JL Prades et Franck Lafay, signe un disque qui commence comme un rêve et finit comme un cauchemar. Murmures incompréhensibles, bruits de fond dérangeants, samples claustrophobes se greffent à la structure minimaliste (une batterie sobre, des guitares lentes et réverbérées) pour suggérer en six titres un seul sentiment, l'angoisse. Le genre de disques dont on ne peut parler autrement qu'à travers les impressions saisissantes qu'ils suggèrent. Mauvais rêves en perspective.
Gilles Duhem

CLARKNOVACLARKNOVA

Baka, quand à eux, jouent sur un versant plus sombre mais tout aussi surprenant, il y a du Hint, du Bastärd. Mais Baka pousse encore plus loin cet aspect terrifiant qui fait appel en chacun de nous à une profondeur intime, aux jubilations malsaines. Au niveau de l'ambiance musicale on ressent cette expérience sonore mais avec beaucoup de finesse grâce à des compositions intelligentes, éclairées. Vous avez aimé voir SOMBRE vous aimerez écouter BAKA !
Francisco le rouge.

NOVA (disque du jour)NOVA (disque du jour)10-04-2003

Idiot ! c'est ce que signifie en japonais baka, mot court et cinglant. Travail au scalpel des ambiances, le disque laisse une vague impression de malaise qui donne malgré tout l'envie de replonger dans la nasse.
Baka ! c'est la rencontre entre JL Prades et Franck Lafay. Plutôt influencés par le hardcore mélodique et expérimental, l'emo-core, les deux partenaires (l'inspiration marche souvent par deux) ont évolué vers un travail de bandes, de samples et beaucoup misé sur les ambiances. Ce premier album utilise les sons, les guitares torturées et les beats décomposés. On pourrait utiliser la musique de ce disque pour illustrer ce nouveau type de jeux vidéos qui cartonnent, les survival horror. Ici la violence est en fond et travaille sur les nerfs. Peu d'attaques massives, mais un souci du paysage sonore comme spirale électrique.
RSC

MOUVEMENT - OCTOPUS (été 2003)MOUVEMENT - OCTOPUS (été 2003)08-07-2003

Plus tourmenté le groupe Baka ! pulse un univers qui effleure des cordes et triture une ambiant froissée, proche de Bästard (d’entrée de jeu avec Fuke). Pourtant, on évitera de parler de clones. De fait, les deux laborantins Jean Louis Prades et Franck Lafay immergent leurs instruments dans un impétueux maelström de noise expérimental, qui détourne subrepticement ses propres ingrédients (les courts métrages musicaux Morte saison et Pond Inlet…). Intriguant et instable, Baka ! réussit toutefois à canaliser son angoisse et ses troubles, pour dégorger excursions eurythmiques (Arasi) et plaintes aguicheuses (Head). Un disque qui nous donne envie de suivre avec attention la suite des aventures du label unique records.
Fred Hanak

FEARDROP #825-07-2001

Le rock atmosphérique de Baka ! emprunte aux progressions brumeuses de certaines musiques expérimentales mais se fait aussi terre d'accueil pour les reliefs de percussions discrètes et de motifs rock estompés. L'énergie côtoie le rêve et la violence subtile se fendille sous l'effet de lumières mélancoliques. Magnifiques terrains où se mêlent les essences psychédéliques et les aridités abstraites, les morceaux de Baka ! sont comme des paliers.

JADE WEB

L'histoire de Baka ! est avant tout une histoire d'amitié et de consensus communs pour une certaine frange de la musique à émotion : pop, noise, emocore ; une musique où les arpèges de guitares ont le devoir d'assurer une tension permanente à notre pouls. Ceux qui ont connu le Baka ! des premiers temps auront l'heureuse surprise de voir comme les compositions ont gagné en détails et en nuances.

...Un travail de bandes, prétexte à un isolement salutaire aura permis à JL Prades et Franck Lafay d'épurer l'énergie brute (lignée Hint) qui caractérisait leurs premiers jets, de faire l'économie des sonorités superflues pour ne conserver que le caractère essentiel de leur compositions. En laissant l'air et le silence occuper un peu de l'espace des morceaux, démarche en cela proche de compositeur de musique néoclassique, ils laissent leurs pièces respirer, offrant solennité et gravité aux arrangements. La délicatesse dans le traitement des bandes et des boucles est également à souligner tant elle enrichit le morceau...

Même si la démarche est expérimentale (la recherche perpétuelle de sensations), ''album est à rapprocher des expériences splendides de Piano Magic (Bliss out vol 13 et certaines intro de Artist's rifles notamment) mais dans une attitude de dénuement extrême (sans les voix féminines chères à Glen Johnson par exemple). Bien sûr, Baka ! développe une personnalité forte, qui puise dans l'amertume et la froideur des musiques rock atmosphérique et dans une attitude de recherche plus marquée.

Julien Jaffre

CLARKNOVA

Baka, quand à eux, jouent sur un versant plus sombre mais tout aussi surprenant, il y a du Hint, du Bastärd. Mais Baka pousse encore plus loin cet aspect terrifiant qui fait appel en chacun de nous à une profondeur intime, aux jubilations malsaines. Au niveau de l'ambiance musicale on ressent cette expérience sonore mais avec beaucoup de finesse grâce à des compositions intelligentes, éclairées. Vous avez aimé voir SOMBRE vous aimerez écouter BAKA !
Francisco le rouge.

A DECOUVRIR ABSOLUMENT

Une hallucination à la Kubrick entre deux souffles difficiles. Géant !
Coïncidence, cette nouvelle sortie sur le label unique records m'est arrivée le jour de la diffusion par arte de 2001 l'odyssée de l'espace de Kubrick. Je parle de coïncidence car pond inlet peut à merveille illustrer cette scène d'hallucination entre deux mondes, ou deux états de corps et d'âme. Baka c'est l'autre monde, un monde sans règle sans interjection policière. Attitude post rockienne ou sonic (fuke) Baka scrute, cherche le moment opportun pour délivrer sa décharge de son et d'adrénaline. Un tempo metronomique et martial orne des guitares rageuses et curieuses. Du son, du son, du son, Baka est un trou noir, un monstre hybride dans lequel le son s'engouffre comme pinochio dans le ventre de la baleine. Le son s'y fait alors sourd (arasi) sans la moindre chance de connaître la joie de la liberté conditionnée à crucifixion sommaire. Baka ne vocifère pas contre l'emprisonnement, il tape sur les barreaux de sa prison, jetant entre ceux-ci des bouquets de notes venimeuses mais sans rancune, juste par humour (noir). On ne rigole pas quand on plonge la main dedans. On entend plus que son propre pouls (morte saison). Les veines des tempes se font saillantes, les oreilles bourdonnent, le corps se délaisse de tout désir de mouvement de se mouvoir autrement qu'en rampant dans un univers humide et intraitable. Une zone de mystification pour la vue et l'ouïe entre le néant et un champs d'attaques successives et précises, d'où sort une pièce blanche, meublée d'une chaise et d'un piano occupé par un homme sans tête, donc sans parole. Cet homme a quand même une bibliothèque pour s'occuper, celle de mogwaï, entre solitude catharsis et mélancolie de la fin divine, celle de head, celle du dernier souffle, des dernières syllabes, des derniers battements du coeur, car les paupières elles sont définitivement fermées, s'interdisant la vision de l'entre-deux mondes (pond inlet) proche. Glaçante et sombre, cette ballade autant mystique qu'héroïque, pirate ce qu'il reste de vie chez 3D (fin de head) portant ces restes à maturation dans une chambre froide. L'essentiel est dans le nom. BAKA n'est pas un cri de guerre, c'est un esprit malfaisant qui va prendre possession de votre corps…la clef était là ! Un délire de l'introspection, un 2003 l'odyssée de Baka.

Gérald De Oliveira

AUTRES DIRECTIONS

Pochette sombre, nom en forme d'interjection, Baka! n'est pas le genre de groupe à se pervertir pour être plus avenant, à faire des concessions pour aguicher l'auditeur. Dès le début de ce premier album, Fuke, ramené au sol par un riff de guitare sans concession, annonce l'austérité et l'intensité qui va suivre. Il faudra d'ailleurs chercher les rares éclaircies dans ce premier album qui évoque volontiers Bästard ou Hint. Le duo formé par JL Prades (qui se cachait jusqu'à présent sous le nom d'Imagho) et de Franck Lafay (alias Tomek) s'applique à conjuguer son penchant noise/expérimental avec un travail à partir de bandes et samples pour créer des ambiances angoissantes. En prenant le temps de développer dans la longueur ses morceaux, Baka! s'affranchit du format comme sur Morte Saison, morceau méditatif de plus de 11 minutes à base de guitares maltraitées. Magnifique interlude après cette épreuve, Brune démontre le talent de guitariste du duo et prouve que Baka! pourrait se laisser aller à jouir de ces petits moments de bonheur. Mais, Baka! préfère irrémédiablement le cauchemar au rêve, l'angoisse à la candeur. Si ce disque reste difficile d'accès, Baka! sait néanmoins apporter de temps en temps un peu de lumière à ses compositions, histoire de souligner un peu plus encore la beauté grave et énigmatique de ce disque.
Denis Frelat

MAGICBOX

Il était dit que Baka ! trouverait refuge au sein de la maison Unique records (Lunt, A Place for Parks et Virga) un label réputé pour ses choix aussi judicieux que difficiles. Baka ! ne faillit pas à la règle...bien au contraire. Il faut dire que JL Prades et Franck Lafay tirent leur inspiration de Hint ou des plus lointains Einsturzende Neubaten. On n'est pas loin non plus de certaines recherches sonores de N.I.N (Head) L'ambiance est ici lourde, dérangeante que ce soient dans les moments de pûre décharge électrique (Fuke) ou dans les moments en apparences tranquilles. Il y a toujours des sons metalliques percussifs, des bruits parasites ou même un piano obsédant (Morte saison) pour accroître notre malaise et ne pas nous laisser en paix. Baka ! a littéralement commis la bande originale pour vivre un cauchemar éveillé. Le court Brune en milieu d'album plus ouvertement post-rock et un tant soit peu serein nous laisse un peu de répit. Le final épuré Pond Inlet montre à quel point Baka ! nous a échaudé. Ce long morceau ambiant seulement contrarié par des montées sonores nous laisse à l'affût d'un danger qui semble imminent . Ouf, le CD s'arrête, on est saufs... mais les masochistes que nous sommes ne manquerons pas de retenter l'expérience

Denis Z

TWICE # 22 été 2003

Né en 1998, Baka ! est la rencontre de JL Prades et Franck Lafay avec pour ambition commune de partager leur gout pour la noise, le popcore, l’émocore et diverses musiques instrumentales. Sur scène aujourd’hui (après une période globale de 2 ans passés en studio) accompagnés de 2 guitares, deux samplers et un système de mixage, le duo s’oriente plus vers un côté expérimental qui n’est pas sans rappeler certaines sonorités des premiers Einsturzende Neubaten (« Arasi »).

Beaucoup d’ambiances étranges, parfois angoissantes dans les lignes de basse et les sons maltraités au loin des guitares. 6 titres pour qui Tortoise et Mogwai (les incontournables à citer…) sont les maîts. A rentenir le magnifique « Brune » qui dans sa progression n’est pas sans rappeler les atmosphères du « spirit of Eden » de Talk Talk.

Au final, un groupe qui a toute sa place dans l’écurie du label Unique Records, avec Melatonine et Virga. A suivre.

Clément Marchal

SANS TAMBOUR NI TROMPETTE

Serait ce un hommage aux pygmés BAKA ? En tout cas, il s'avère évident que ce duo là n'est pas né de la dernière pluie ! JL PRADES et FRANCK LAFAY s'avèrent très influencés par la boucle et les climats cauchemardesques des groupes initiés par les premières atmosphères de SONIC YOUTH (pour tout le côté réverb...). Une moiteur froide qui se mélange volupteusement à un côté rock bruitiste expérimental que n'aurait pas renié les BASTARD et toute la clique inhérente. Ce qui est bizarre dans cette musique, c'est ce côté SCORN dans la boucle, qui, du coup, fait suinter une sève post rock obsessionnelle, dansante, dub et glauque à la fois, aspect bien particulier qui tend à séduire l'oreille appauvrie qui est la mienne ! Un disque de bonne facture, habité par divers fantômes des années 90, des ambiances assez particulières marquées en premier lieu par la guitare bruitiste mais qui tend de plus en plus à sculpter des atmosphères plutôt que des chansons à la construction établie ! Du BASTARD en post rock, du HINT sous prozac, BAKA ! a une bestiole particulière dans l'oreille, un bidule mou mais tendu qu'on espère encore entendre chanter dans un avenir proche !

erwan (14/05/03)

MAGIC (fevrier 2002)

Si les rats de bibliothèques rongent les volumes alignés dans les rayonnages, Baka !, au fond de son studio, grignote les bandes magnétiques avec la même ferveur. Les boucles graves, profondes, lèvent le voile de temps à autre (le pas pesant d'une guitare, un piano dingue qui titube) sur la science émonoise de JL Prades et Franck Lafay. C'est un savoir de vieux sage, acquis sur la piste de groupe comme Hint. Baka! était, alors, surtout un projet live, un duo guitare-basse, tandis que les bandes enregistrées ne servaient que 'accompagnement. Puis le tandem a trouvé dans son studio de répétition une concentration et un recueillement qui touchent à l'illumination. L'équilibre s'est inversé entre les composantes des morceaux. JL, sous le pseudo d'Imagho, signe aussi un album en collaboration avec Fragile sur FBWL et deux autres, dont un avec les Ultra Milkmaids, sur Loom records

C'est ainsi une pratique aux horizons électroniques, une science du calme presque bouddhiste, qui rend les compositions de Baka! étrangement zen et sûres d'elles. Ainsi la musique n'est-elle ici jamais savante, au contraire. Avant tout secrète, elle est une pierre philosophale qui ne se laisse entrevoir que par recoupement, par supposition, et change imperceptiblement le souffle en volume, la note en lumière, et le temps en vitesse.
Marie Daubert

POSITIVE RAGE

Baka! est le groupe qui réunit JL Prades (alias Imagho) et F. Lafay (alias Tomek). Après la découverte du deuxième album de Imagho il y a peu, j'étais curieux d'écouter ce qu'était devenu Baka!. Je me souvenais d'une démo qui présentait une noise presque minimaliste. Quelle surprise de découvrir un premier album ambiant basé sur les boucles de guitares triturées et les rythmes obscurs ! Avec ce premier essai, le duo ferait presque passer Hint et Bastärd, deux références qu'il cite, pour des groupes de rock'n'roll ! Ici, le duo triture ses sons jusqu'à en sortir une ambiance sombre et terrifiante. "Morte saison" n'est qu'un exemple d'angoisse sonore que le groupe arrive à créer. On retiendra aussi "head". Heureusement, on connaissait le talent de JL Prades à faire du beau ; du coup, un titre comme "Brune", moins cauchemardesque, nous laisse respirer. On sent principalement la présence d'Imagho sur la guitare de ce titre, malheureusement trop court. Mais cet album n'est pas fait pour se reposer, ni pour s'amuser. Nous sommes en face d'une ode à l'angoisse… dans tout ce qu'il y a de plus terrifiant. Un univers à la psychose, avec des morceaux qui s'étirent, oubliant le temps, et une peur inexplicablement inhérente. Le but est sans problème atteint, même si l'expérience est parfois pesante pour l'auditeur.
[mg]

INDIEPOPROCK

Apres diverses apparitions sur des compilations (entre autres "Sounds From An Old Country" et "Strings & Stings Vol.2"), Baka ! sort à présent son premier album sur le label Unique Records. Les titres composant ce disque furent pour la plupart enregistrés durant l'année 2000, et n'attendaient donc que de sortir…

Baka! est la rencontre entre Jl Prades (aka Imagho) et Franck Lafay (Tomek). A la base orienté vers une musique emo-noise, Baka ! s'est vite assagi, et développe à présent des atmosphères sonores à base de guitares, bandes et samples. Une telle définition fait inévitablement penser au travail d'Imagho. L'écoute du disque nous prouve cependant que théorie et pratique sont deux choses bien différentes…

Bien qu'un titre comme "Fuke" se termine en une nuée de mélodies cristallines, sa majeure partie 'en reste pas moins régie par une structure rock, batterie en avant. "Arasi" conserve le même genre d'atmosphère, mais fait appel à une rythmique électronique, afin de nous glisser peu à peu vers la suite de l'album. En une petite dizaine de minutes, "Morte Saison" nous emmène effectivement vers des paysages plus éthérés, plus inquiétants…ces ambiances angoissantes, construites et installées au fil des morceaux, règnent jusqu'à la fin de l'album, s'achevant sur un "Pond Inlet" des plus dilués.

Si Baka! signe ici un album plutôt réussi dans le style dans lequel il opère, celui-ci ne surprendra vraisemblablement pas les adeptes des travaux solos de ses différents membres. Mais Baka! est un groupe live, et j'aimerais personnellement beaucoup assister à une performance du groupe ou mélodies et ambiances électroniques doivent efficacement cohabiter…
Jul

POPINGAYS

Baka ! est un groupe obscure, à l'image de sa musique qui navigue entre indus et goth. Ambiance tamisée, feutrée, intimiste et résolument métalophone. Ce petit EP éponyme est tout en subtilité, aucune lourdeur dans les six titres qui composent leur album. Pas vraiment facile de se renseigner sur eux, mais leur musique parle d'elle-même. Une écoute concentrée et profonde mais fluide et sans effort vous fera découvrir ce monde noir qui constitue l'univers de Baka !

CAFZIC

Vous les avez déjà croisé dans nos colonnes… Cette fois l'ensemble s'est profondément modifié, c'est plus une musique de fond sonore. On imagine peu le côté visuel mais bon ce n'est sans doute pas forcément l'orientation du groupe. La musique marque un profond voyage vers des territoires plutôt arides. C'est sombre, on évolue ici au ras du sol, pas d'envolée lyrique, aérienne. C'est un grand périple, profond mais peu imagé qui se constitue au fil des minutes, noirceur quand tu nous tiens… Comme Lunt on retrouve ce 6 titres chez Unique Records, ils n'ont pas l'âme très gaie en ce moment sur Toulouse...
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