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ANGIL AND THE HIDDENTRACKS
The And
CD
12.00 €10.00 €

ANGIL AND THE HIDDENTRACKS

The And

UR25 - 2010, creative commons nc nd by

1Disculpe (feat. Brigitte Vautrin)
2Thelma or Louise? (feat. Françoiz  Breut)
3Lipograms (feat. Raymonde Howard)
4Kira#1 (feat. Pauline Dupuy)
5Jackson Jr Redding
6In the attic (feat. Half Asleep)
7Sail home (feat. Jim Putnam)
8Kira#2 (feat. Laetitia Sadier)
9Unbroken hearts (feat. Emma Pollock)
10Finland & platform
11Kira#3 (feat. Carina Salvado)
On sait depuis l’album lipogramme Oulipo Saliva que Angil et ses Hiddentracks aiment la contrainte comme base de travail, avec toujours comme finalité le format pop. Celle de leur 3ème album intitulé sera de faire comme si c’était le dernier. "The And" a été enregistré en prises live avec le groupe au complet (10 musiciens). Mot d’ordre : se faire plaisir. En commençant par inviter des modèles, devenus amis au gré des tournées, à chanter avec Mickaël Mottet. Laetitia Sadier (Stereolab), Jim Putnam (Radar Bros.), Emma Pollock (Delgados), Françoiz Breut, Half Asleep, Raymonde Howard, entre autres,  figureront au générique.

revue de presse

pushlines

LES INROCKUPTIBLESLES INROCKUPTIBLES

Jazz flegmatiques et paysagers…hip-hop de slackers bichant la contrebasse et le xylo…cuivres vivant l’indie-rock tour à tour comme un jubilé et une foire d’empoigne…les Hiddentracks n’ont de leur côté plus rien d’un simple backing band, le moindre barouf électrique, la moindre digression instrumentale dégageant une complicité et une excitation rare en matière de prises de son live.

MAGICMAGIC

Il faut l'écrire maintenant pour que tout le monde le sache : The And, septième album d'Angil, est un petit chef-d'œuvre…Mickaël Mottet est l'un des musiciens les plus libres de France… Le Stéphanois et ses fidèles ont accompli un disque sans déchet, qui s'écoute bouche bée.

ARTEARTE

Pop douillette, jazz libre, chanson intimiste : son troisième album (sous ce nom) bouscule les codes et propose une ouvre d'art (quasi) totale (voir les jolies illustrations du livret) et collective…Grâce à ce projet collégial qui chamboule la notion d'"auteur", ensemble de titres parfois enregistrés en une seule prise, Mickaël Mottet and Co. continuent à oeuvrer à "la démystification de l'acte de création" avec bonheur.

LA REVUE DES RESSOURCESLA REVUE DES RESSOURCES

Rien à balayer. Tout est sublimement accordé. Et l’on s’accorde à chaque vibration de ce monument d’invention musicale au point que chaque note devint un appel à esquisser une danse, une clameur, un feu de joie. Pour moi, The And est d’ores et déjà un classique.

MOUVEMENTMOUVEMENT

la pop telle que la conçoit Angil, derrière son apparent classicisme, regorge de détails et de chausse-trape, que ce soit au plan de l’écriture (ces modulations harmoniques inattendues, ces rythmes faussement lascifs) ou des arrangements...Avec The And, Mickaël Mottet et ses Hiddentracks réapparaissent, une nouvelle fois, là où on ne les attendait pas : sur le terrain de la pop ouvragée des débuts.

FROGGY'S DELIGHTFROGGY'S DELIGHT

un de ces albums riches, décomplexés, inventifs, inspirés, créatifs, étonnants, raffinés, évocateurs, puissants, inattendus – de ces albums dont la question dépasse celle d'un genre ou d'un mouvement musical et qui vous changeraient volontiers la vie musicale, qui que vous soyez.

POPNEWSPOPNEWS

Que retenir de cette magnifique démonstration d'écriture et de facilité ? Que le Stéphanois a du talent, qu'il sait s'entourer et que c'est un personnage précieux du paysage français. .. Et quand le ramage se rapporte au plumage, que fait le rédacteur de POPnews ? Il vous encourage à écouter ce disque unique.

RSRRSR

Il est donc grand temps de prendre le train en marche et de s’immerger dans l’étonnant univers musical de Mickaël Mottet, alias Angil. Un univers pop folk alternatif débordant de vraies bonnes compositions, loin de tout formatage, bénéficiant d’une production claire, mais brute.

HOP BLOGHOP BLOG

The and, album à triple fond dont on n’a jamais vraiment fini de découvrir les bienfaits….Non content de participer à des projets inclassables (The John Venture, Jerri…), Angil s’impose une fois de plus, à la tête d’une fine équipe et avec un nouvel album, stimulant et incontournable, pour qui aurait envie de quitter quelques temps les routes trop tranquilles de la pop à papa.

INDIEROCKMAGINDIEROCKMAG

un disque à la fois raffiné, intime et vivant...Plus créatif et inspiré que jamais, Angil entre dans la cour des grands en tenant ses petits camarades par la main et voit se tourner vers lui nombre de regards ébahis.

MAGICBOXMAGICBOX

Avec the And, vous pensiez tomber sur un disque "décoratif" et vous découvrez une oeuvre forte et ambigüe.( Note : 9/10 )

M-LA-MUSICM-LA-MUSIC

ce troisième long format ne déçoit pas, bien au contraire…comme chaque contrainte que s’impose Mickaël Mottet devient caduque dès que le disque est réalisé, on espère bien que ce très bel album n’est pas le dernier de son auteur.

NOT FOR TOURISTNOT FOR TOURIST

« The And » est un album à part, immédiatement pertinent et prenant, qui révèle au fil des écoutes une belle complexité dans les arrangements« The And » est un album à part, immédiatement pertinent et prenant, qui révèle au fil des écoutes une belle complexité dans les arrangements.

L'OREILLE DE MOSCOUL'OREILLE DE MOSCOU

Comme souvent on reste sans voix devant la musique d'Angil, érudit pop tombé très tôt dans la bassine de songwriting. En clair, quand ce prodige sort une nouvelle galette, on s'y jette corps et bien.

CULTUROPOING.COMCULTUROPOING.COM

Merci Angil pour porter la pop française à ces hauteurs.

KEROSENE - CANAL BKEROSENE - CANAL B

C’est bon, notre traditionnel ami d’été vient de se révéler et après Fabio Viscogliosi, Jérémy Jay, The XX ces dernières saison, c’est au tour d’Angil & The Hiddentracks de faire chavirer nos coeurs. Leur deuxième album est splendide, rencontre indécente entre Belle & Sebastian, Ludus et Moose. Les compositions sont redoutables et parfaitement mis en valeur par une pléthore d’invités féminines (Laetitia Sadier, Raymonde Howard, Françoiz Breut..) qui ne dénature en rien l’unité du disque. Le doux amer se transforme en après midi vaguement ensoleillé pour mieux nous rappeler ces instants passé ensemble.

chroniques

LES INROCKUPTIBLESLES INROCKUPTIBLES

Jazz flegmatiques et paysagers…hip-hop de slackers bichant la contrebasse et le xylo…cuivres vivant l’indie-rock tour à tour comme un jubilé et une foire d’empoigne…les Hiddentracks n’ont de leur côté plus rien d’un simple backing band, le moindre barouf électrique, la moindre digression instrumentale dégageant une complicité et une excitation rare en matière de prises de son live.

MAGICMAGIC

Il faut l'écrire maintenant pour que tout le monde le sache : The And, septième album d'Angil, est un petit chef-d'oeuvre. Dire que c'est mérité, que ça devait arriver (malgré les crampes observées sur Oulipo Saliva, 2007) et que Mickaël Mottet est l'un des musiciens les plus libres de France, cela ne suffit pas. Le Stéphanois et ses fidèles ont accompli un disque sans déchet, qui s'écoute bouche bée. Miles Davis et Pavement, Otis Redding et Soul Coughing, aucun parent n'est vraiment là, essaimé dans les interstices de cette musique en mouvement perpétuel. Dit autrement, l'érudition ambiante ne bride jamais l'urgence régressive de créer du neuf et du beau. Fébrilité, engagement, cris de tête, cris du coeur, ludisme, résurgences, conquête d'un espace définitivement (inter)personnel. Car la beauté de The And tient d'abord, comme son titre oulipien l'indique, dans la qualité de l'entente entre joueurs.

Ses Hiddentracks presque constamment en osmose, souples et réactifs comme des jazzmen, Angil s'est même offert le luxe d'inviter huit chanteuses et un chanteur à partager son micro. Lipograms confirme ainsi notre pressentiment concernant Raymonde Howard, rock et sexy à faire pâlir PJ Harvey (si c'est encore possible), Thelma Or Louise? enlace Françoiz Breut dans un ballet bossa groggy, In The Attic voyage avec la prêtresse diaphane Half Asleep de glaces en mers fantômes, tandis que le magique Sail Home met à nu la voix de Jim Putnam (Radar Bros) avant de l'éblouir de cordes. Et puisque c'est grâce à lui que tout est possible, Angil se réserve deux titres parmi les plus ambitieux, déclarations de foi musicale apprêtées pour la castagne : Finlande & Platform et Jackson Jr. Redding. On n'en demandait vraiment pas plus.

ARTEARTE

Pop douillette, jazz libre, chanson intimiste : son troisième album (sous ce nom) bouscule les codes et propose une ouvre d'art (quasi) totale (voir les jolies illustrations du livret) et collective…Grâce à ce projet collégial qui chamboule la notion d'"auteur", ensemble de titres parfois enregistrés en une seule prise, Mickaël Mottet and Co. continuent à oeuvrer à "la démystification de l'acte de création" avec bonheur.

LA REVUE DES RESSOURCESLA REVUE DES RESSOURCES

Angil And The Hiddentracks est un collectif traversé par les voix de Françoiz Breut, Jim Putnam (Radar Bros), Lætitia Sadier (Stereolab), Emma Pollock (Delgados), Raymonde Howard...mais un collectif allié aux convictions musicales de Mickaël Mottet. The And, autrement dit l'indispensable association des forces, est un opus combinant la pop et la soul, le jazz et ce quelque chose d'autre qui met l'auditeur en émoi. Comme l'aurait dit Serge Gainsbourg, c'est un album tubesque. Rien à balayer. Tout est sublimement accordé. Et l'on s'accorde à chaque vibration de ce monument d'invention musicale au point que chaque note devint un appel à esquisser une danse, une clameur, un feu de joie. Pour moi, The And est d'ores et déjà un classique.

MOUVEMENTMOUVEMENT

Derrière cet alias se cache un autre musicien de grand talent, et lui aussi amateur de défis impossibles : le Stéphanois Mickaël Mottet. Capable de trousser une folk-song aussi savante et irrésistible que le très wyattien No More Guitars  sur Teaser For: Matter, son premier album  autant que de composer, en s'inspirant de l'Oulipo de Raymond Queneau, un disque entier sans la lettre « E » (et son équivalent musical, qui en notation anglo-saxonne correspond à l'accord de mi)  Oulipo Saliva, le second ; capable aussi, le temps d'une excursion avec les musiciens de Broadway au sein de The John Venture, d'offrir une vraie réponse hexagonale au hip hop barré du label Anticon ; avec The And, Mickaël Mottet et ses Hiddentracks réapparaissent, une nouvelle fois, là où on ne les attendait pas : sur le terrain de la pop ouvragée des débuts, mais cette fois accompagnés d'un aéropage de voix féminines, parmi lesquelles celles de Françoiz Breut, Laetitia Sadier (Stereolab), Emma Pollock (The Delgados), Raymonde Howard (qui publie elle aussi un nouvel album chez We Are Unique Records) ou encore Half Asleep. Placé sous le signe de la rencontre et de l'intensité de l'instant, ce disque, serti dans pochette magnifiquement illustrée, ne révèle pourtant ses beautés que sur la longueur. Car comme chez The Chap, la pop telle que la conçoit Angil, derrière son apparent classicisme, regorge de détails et de chausse-trape, que ce soit au plan de l'écriture (ces modulations harmoniques inattendues, ces rythmes faussement lascifs) ou des arrangements (avec cette fois de très nombreux instruments « ethniques » : mahbej libanais, gamelan balinais, cloches indiennes). Et comme les Chap, Mickaël Mottet peut compter sur un anglais irréprochable et une belle présence scénique pour faire prendre à ses compositions le virage de la scène.
David Sanson

FROGGY'S DELIGHTFROGGY'S DELIGHT

Certains albums sont comme un aller-retour au supermarché : on y prend ce que l'on était venu y chercher, un single, une reprise ; on paie ; on s'en va. D'autres disques sont comme une balade en forêt, insouciante, que l'on écoute l'oreille distraite par la main de l'aimé dans sa main ; des disques à partager, gorgés d'émotion. D'autres disques sont comme un chemin de grande randonnée sous le pas du marcheur aguerri : c'est soi-même que l'on vient y rencontrer, au coeur de paysages majestueux que l'on n'aurait su imaginer, aux détours de chemins qui ne débouchent toujours que sur de nouveaux continents à explorer.

Certains disques sont comme des films hollywoodiens, bien calibrés, précisément montés, spectaculaires. D'autres sentent l'humour troupier franchouillard, façon maréchaussée et formes de vies venues d'autres planètes ; on y pète et on y rote autant que l'on y joue de musique ; on y dit des grossièretés en guise de paroles, comme si cela pouvait suffire. D'autres sont comme des films d'auteur, qui inventent leur propre esthétique au fur et à mesure qu'ils s'écrivent, qui font d'un studio d'enregistrement un laboratoire, d'une partition un message secret dont dépend le futur de l'humanité.

Certains disques sont à la musique l'équivalent du fast-food : une bouffe hors de prix, insipide, aseptisée, responsable de nombre de désastres digestifs dont les lieux d'aisance se souviennent parfois longuement, fallacieuse jusque dans ses ingrédients recomposés. Certains disques sont un plat familial, que l'on partage le dimanche dans la chaleur d'un foyer qui nous protège douillettement des intempéries extérieures ; patiemment mitonné dans l'un de ces plus vieux pots, avec l'amour et le savoir-faire inimitable d'une maman, qui nous rappelleront peut-être avec délice notre enfance. D'autres encore sont la spécialité d'un chef dont le renom n'est pas emprunté, élaborés et évidents tout à la fois, qui savent guider les papilles vers d'insoupçonnés délices, lui ouvrir de nouveaux horizons.

Il est des disques que l'on décrira patiemment, parce qu'il n'y aurait rien d'autre à en dire que le nom de ses musiciens, le nombre de cordes de ses instruments. Il est des disques que l'on ne comprendra bien que dans un contexte, dans une histoire ; des disques à propos desquels ce ne serait pas érudition gratuite que de savoir retracer un cheminement, expliquer une démarche ; des disques-concepts, parfois ; des disques intelligents, en tout cas. Et puis il y a The And. The And est quelque chose comme le deuxième album d'Angil & the Hiddentracks. Et c'est l'un de ces albums riches, décomplexés, inventifs, inspirés, créatifs, étonnants, raffinés, évocateurs, puissants, inattendus - de ces albums dont la question dépasse celle d'un genre ou d'un mouvement musical et qui vous changeraient volontiers la vie musicale, qui que vous soyez ; un de ces albums dont il ne devrait pas y avoir besoin de dire quoi que ce soit de plus ; certaines choses importantes se passent en musique, tout simplement.

POPNEWSPOPNEWS

Avec "Oulipo Saliva", Angil & the Hiddentracks s'étaient (le pluriel s'impose) brillamment fait remarquer, avec une pop qui allait piocher allègrement ailleurs, sans complexes mais riche de contrastes. Pour sortir enfin un nouveau disque, Mickael Mottet a choisi de la jouer collectif : on ouvre les portes et on fait rentrer les copains. Le titre, "The And", n'en est que plus pertinent et bienvenu.
Et comme le précédent opus, celui-ci brasse allègrement. S'il n'est point d'exercice de style comme sur "Oulipo Saliva", marqué par l'absence du mi et de la lettre "E", l'électisme du disque a un parfum enivrant, déroutant ou parfois tout simplement réjouissant. Les participants, souvent participantes d'ailleurs, offrent une variété d'atmosphères, et si elles se fondent dans un climat toujours très pop, la patte de chaque intervenant vient modifier en finesse les morceaux. Sur "Lipograms", on se confronte, dans une atmosphère menaçante, à un duo de voix sensuelle (Raymonde Howard) et déclamatoire (Angil). A chaque fois, la surprise est au rendez-vous, l'instrumentation riche et foisonnante : contrebasse, saxophone, clarinette, trombone... L'efficacité est présente aussi ("Jackson Jr. Redding"), et quand les dédales mélodiques sont plus marqués, il reste toujours des indices pour s'y retrouver : les voix de Laetitia Sadier ("Kira #2") ou Françoiz Breut ("Thelma or Louise ?") qui louvoient et séduisent, ou alors la saturation de l'étouffant "In the Attic". C'est toujours fluide, comme si Mickaël Mottet écrivait ces petites trésors sans effort, sans copier sur personne, entre décontraction et rigueur. Celle-ci était obligatoire pour garder les morceaux cohérents et pertinents, alors que la construction audacieuse d'un titre comme "Finland & Platform", qui, sur plus de sept minutes, mélange beaucoup de choses, (phrasé hip-hop sur accompagnement de cordes et cuivres, fin saturée) était propice à un dérapage incontrôlé. Que retenir de cette magnifique démonstration d'écriture et de facilité ? Que le Stéphanois a du talent, qu'il sait s'entourer et que c'est un personnage précieux du paysage français. En plus, le packaging du disque est absolument magnifique, illustré avec goût, et cela mérite d'être souligné. Et quand le ramage se rapporte au plumage, que fait le rédacteur de POPnews ? Il vous encourage à écouter ce disque unique.
Mickaël Choisi

RSRRSR

Il est donc grand temps de prendre le train en marche et de s’immerger dans l’étonnant univers musical de Mickaël Mottet, alias Angil. Un univers pop folk alternatif débordant de vraies bonnes compositions, loin de tout formatage, bénéficiant d’une production claire, mais brute.

HOP BLOGHOP BLOG

On le sait depuis un petit moment déjà, le label We Are Unique Records a décidé de ne pas emprunter les sentiers balisés et de sortir, si possible, des albums pop, folk, les plus éloignés possible de la routine et du "déjà vu". Mission accomplie une fois encore avec le nouveau Angil, "The and", album à triple fond dont on n'a jamais vraiment fini de découvrir les bienfaits.
Disque de copains, disque de famille, "The And" voit Michael Mottet, le garçon à la tête du projet depuis "Oulipo Saliva" en 2007, s'entourer comme souvent de nombreux invités : d'un chanteur (Jim Putman de Radar Bros, mais surtout de huit chanteuses, parmi lesquelles on retrouve Raymonde Howard (copine de label entrevue sur un premier album fort réjouissant), mais également les toujours précieuses Françoiz Breut, Laetitia Sadier ou encore Half asleep.
De ce beau collectif vocal féminin, auquel s'adjoignent les Hiddentracks ( pas moins de 9 musiciens réunis autour de Mickaël Mottet), naît un album sans faux-col, fort réjouissant et plein d'idées, dans lequel toutes les influences sont les bienvenues (jazz, folk, hip hop) surtout si, comme dans le cas présent, elles donnent à la musique un caractère unique (facile !) et une originalité appréciable.
Non content de participer à des projets inclassables (The John Venture, Jerri), Angil s'impose une fois de plus, à la tête dune fine équipe et avec un nouvel album, stimulant et incontournable, pour qui aurait envie de quitter quelques temps les routes trop tranquilles de la pop à papa.

INDIE ROCK MAGINDIE ROCK MAG

Haut les mains ! Angil effectue son retour aux manettes d'un projet et sévit de nouveau avec sa bande de malfrats. A sa gauche, les fidèles Hiddentracks qui oeuvrent à ses côtés depuis quelques années, armés de leurs habituels cuivres, cordes, contrebasse, batterie, guitare et tout ce qui participent à la constitution de leur arsenal jazzy. A sa droite, une belle brochette de compagnons de tournées venus prêter main forte et parmi lesquels on reconnaîtra pour notre plus grand plaisir Raymonde Howard, Françoiz Breut, Laetitia Sadier (Stereolab), Emma Pollock, Jim Putnam (Radar Bros.) et quelques autres alliés de circonstance. Des intervenants extérieurs en grande majorité féminins donc, apportant au répertoire de notre bande justement très masculine, un sex-appeal ensorcelant. N'ayez toutefois aucunement peur d'être pris en otage, nos dix-neuf malfaiteurs s'attaquant essentiellement au format pop, le malmenant et lui infligeant un traitement bien particulier d'orchestrations peu communes. A la base de ce projet, une seule et simple idée, celle du partage et de la complicité entre les différents protagonistes. Une idée qui se résume au seul titre de l'album « The And », et symbolise le caractère fortement collectif de l'ouvrage. Mickaël Mottet de son vrai nom a ainsi fait le pari de laisser un maximum de liberté à ses acolytes, leur permettant d'habiter chacune des compositions à leur manière et allant jusqu'à organiser les sessions d'enregistrement en prises live pour rester au maximum dans le vrai.

En résulte un disque à la fois raffiné, intime et vivant, dans lequel on pénètre à pas feutrés par l'intermédiaire de deux premiers morceaux délicieusement accueillants et posés. La suite alterne les ambiances diverses et variées mettant en scène un Angil plus mélodieux que jamais, aussi à l'aise sur le versant le plus lumineux de la montagne pop (Jackson Jr. Redding) que sur son côté le plus obscur (Lipograms). Le survolté Kira # 2 et l'imposant Finland & Platform (sorte de trait d'union entre le prédécesseur Oulipo Saliva et le projet parallèle Jerri) finissent de parachever un album qui en deviendrait presque indispensable. Plus créatif et inspiré que jamais, Angil entre dans la cour des grands en tenant ses petits camarades par la main et voit se tourner vers lui nombre de regards ébahis.
( Pol )

MAGICBOXMAGICBOX

Angil est une tête chercheuse de la pop ; le genre d'artistes qui ne fait jamais ce que l'on attend de lui et qui se renouvelle album après album n'hésitant pas à se donner des contraintes (Oulipo saliva album écrit sans la lettre E et la note « mi »). Bien malin celui qui arriverait désormais à cataloguer sa musique. A la base, elle évoquait Robert Wyatt mais aujourd'hui ? Il faut dire que le Stéphanois aime les rencontres, le groupe à géométrie variable qui l'accompagne en témoigne. Mais Angil est allé plus loin faisant un album entier avec BR OAD WAY sous le nom de The John Venture ou avec Deschannel sous le nom de Jerri. Avec ses deux albums, Angil avait exploré un versant plus hip hop de sa musique dans une veine inspirée par Hymnie Basement (avec Jerri en version plus canaille de John Venture). Avec Oulipo Saliva, la musique avait pris des accents jazz et de ce côté là, The And en est le prolongement avec une contrebasse à la place dune basse, une batterie discrète qui se met au diapason et un soin particulier apporté aux instruments à vent. Le Stéphanois aime se remettre en question et ici, comme exercice de style propose trois variantes d'un même thème dans trois arrangements différents : notons que seule la version 2 de Kira met les guitares en avant, ce qui montre bien l'évolution d'Angil depuis son premier album et no more guitars au titre prémonitoire. Pour The And, une nouvelle fois, Angil a soif de rencontres et sil chante encore sur certains morceaux dans un chanté parlé entre showman et garçon sensible, il délègue en grande partie ce rôle à de nombreux invités. Un seul homme (Jim Putnam de Radar Bros) pour une pléiade de chanteuses. L'album aurait pu s'appeler « 8 femmes » car elles sont bel et bien huit et non des moindres : Laetitia Sadier, Emma Pollock, Françoiz Breut, Half asleep ou encore Raymonde Howard
pour le titre le plus intense du disque Lipogram (entre Anticon et John Barry). Ces invitées donnent un aspect féminin à la musique. C'est ce que l'on pourrait croire avec le premier titre, Disculpe presque bossa, interprété en duo avec Brigitte Vautrin. Mais ce qui va apparaître comme une douceur languide s'apparente plus à de la finesse, à un jeu d'ombres et de lumière des plus ambigus. La féminité du disque est plus à chercher de ce côté là. Ainsi The And a la forme d'un iceberg : l'essentiel ne se voit pas au premier abord. L'ambiance est assagie mais derrière, les accords jazz de velours ont des arrières goûts dissonants. Avec Angil, les morceaux ne suivent pas des routes toute tracées et aucun instrument ne suit la même ligne : chaque musicien semble évoluer dans une liberté toute relative, s'émancipant de la mélodie initiale. Les lignes de chant charmeuses et souvent émouvantes (bien que bizarres et biscornues) nous maintiennent au centre, les percussions enjôleuses dessinent un monde enfantin (Thelma or Louise ?) mais les instruments nous emmènent vers des ailleurs plus chaotiques, des contrées sombres et torturées. Sail home commence trop nonchalant pour être honnête et monte vers une intensité dissonante. Sur Jackson jr Redding, les guitares sont acides et sous ses abords joyeux de fanfare et de foire, les cuivres sont assassins. De même, pas sûrs qu'il y ait de retour possible sur le poignant in the Attic. Unbroken hearts (en duo avec Emma Pollack) est un titre authentiquement beau mais cette promenade nocturne peut se transformer en murder ballad. Rien n'est jamais acquis et définitif, comme la personnalité musicale de Angil qui semble en permanence "work in progress". Avec the And, vous pensiez tomber sur un disque "décoratif" et vous découvrez une oeuvre forte et ambigüe.
Denis Zorgniotti

M-LA-MUSICM-LA-MUSIC

Mickaël Mottet, alias Angil, est le musicien le plus connu et reconnu du label : nombreux articles élogieux dans la presse hexagonale dès son premier album "Teaser for : matter", diffusion de son second opus "Oulipo Saliva" également dans la péninsule britannique via l'excellent label écossais Chemikal Underground. Forcément, il est l'artiste de la structure dont on attend le plus. Et ce troisième long format ne déçoit pas, bien au contraire. De la même manière que sur "Oulipo Saliva", réalisé volontairement sans la lettre "e" dans les textes (comme dans "La disparition" de Georges Pérec) ainsi que - cela lui semblait-il alors trop facile pour lui ? - sans la note mi (E pour les anglo-saxons) dans la musique, Mickaël Mottet s'est imposé des contraintes lors de l'élaboration de ce nouveau projet, même si elles peuvent paraître moins restrictives : faire comme si cela allait être le dernier album, et enregistrer en prises live avec l'intégralité du groupe. Curieusement, alors que la première contrainte pourrait nous faire supposer le contraire, 'lalbum est plus léger que son prédécesseur - attention, l'expression "plus léger" n'est surtout pas ici négative, mais à prendre dans le sens de plus ensoleillé (ou moins nuageux), plus pop, plus immédiat. Cette sensation est liée au mot d'ordre que Mottet s'est fixé : se faire plaisir. Pour cela il a invité de nombreux artistes, à une exception près (Jim Putnam des Radar Bros) toutes féminines, à chanter avec lui - ce qui explique aussi le caractère de l'album. On croisera notamment Françoise Breut pour le beau et tranquille "Thelma or Louise ?" (conseil pour l'apprécier pleinement, écoutez ce titre à part ou plus tard dans le disque, comme il vient un peu tôt pour attirer l'attention qu'il mérite) ; Laetitia Fournier alias Raymonde Howard sur le formidable "Lipograms", la chanson la plus proche de celles d "Oulipo Saliva" ainsi que de celles des projets collaboratifs de Mickaël Mottet, en particulier The John Venture - et où Mottet fait un clin dil malicieux aux Frank and Walters (" This is not a song about politics") ; Valérie Leclercq alias Half Asleep sur le nocturne "In the attic" et son violoncelle envoûtant . Enfin, l'apogée du disque avec la grandiose suite "Sail home" (avec Jim Putnam), "Kira # 2" (avec Laetitia Sadier) et "Unbroken hearts" (avec Emma Pollock, ex-Delgados) : on a l'impression que Mottet a, pour ses trois invités les plus prestigieux, cherché à se surpasser - avec réussite. Cependant, sur deux titres, Mickaël Mottet fait sans invité(e)s, et cela marche aussi, notamment sur l'enjoué et épatant "Jackson Jr. Redding", qui aurait pu constituer le single idéal de cet été s'il était sorti dans ce format. "The and" ne serait pas aussi réussi sans ses musiciens les Hiddentracks, en particulier les cuivres, qui font merveille à de nombreuses reprises dans le disque, de "Lipograms" à "Jackson Jr. Redding", de l'intro de "Kira # 2" à la magnifique fanfare mélancolique d "Unbroken hearts". Et comme chaque contrainte que s'impose Mickaël Mottet devient caduque dès que le disque est réalisé, on espère bien que ce très bel album n'est pas le dernier de son auteur.
Gilles Ferté

NOT FOR TOURISTNOT FOR TOURIST

« The And » est un album à part, immédiatement pertinent et prenant, qui révèle au fil des écoutes une belle complexité dans les arrangements« The And » est un album à part, immédiatement pertinent et prenant, qui révèle au fil des écoutes une belle complexité dans les arrangements.

L'OREILLE DE MOSCOUL'OREILLE DE MOSCOU

Comme souvent on reste sans voix devant la musique d'Angil, érudit pop tombé très tôt dans la bassine de songwriting. En clair, quand ce prodige sort une nouvelle galette, on s'y jette corps et bien. On replonge ! Sans calculer outres mesures les conséquences, ni même essayer de relativiser quoique ce soit. Un truc qu'on fait pourtant assez souvent, surtout lorsque la dithyrambe des maisons de disques tentent de nous transformer des vessies en halogène.

Mais non, là rien de tout ça, on plonge, point barre . Pourquoi ? Et bien déjà primo parce que la maison en question c'est We Are Unique Records, et comme son nom l'indique elle n'a pas tellement de concurrent. On peut leur faire confiance, chez eux on y voit comme en plein jour, pas besoin de loupiotes.
Et secundo, on fonce surtout parce que dès la première écoute, on l'entend nettement la liberté de ton, le classieux du verbe, ce petit supplément d'âme qui vous titille les synapses. Si, si je vous assure !

En gros, The And, c'est onze titres pour neuf invités : huit chanteuses - entre autres Françoiz Breut, Laetitia Sadier de Stereolab, Emma Pollock des Delgados... - et un chanteur - Jim Putnam des Radar Bros. . Angil et ses Faces Cachées ont bel et bien décidé de partager.

ATTENTION !! MESDAMES & MESSIEURS ...AUJOURD'HUI c'est PORTES OUVERTES...y'en aura pour TOUS LES GOÛTS !!

Et du goût, y'en a à revendre chez eux. Prônant l'agencement tous risques plutôt que le confort de la formule toute faite, ils n'hésitent pas à brouiller les pistes, bariolant leurs mélodies de couleurs intimes ou leur coulant les pieds dans un bloc de béton. Imposant une contrebasse ici, poussant les portes d'un bastringue hip-hop par là-bas. Et se foutant du tiers comme du quart de cette engeance populaire qui voudrait que, comme condition sine qua non de réussite, la cohérence d'un disque soit incontournable.

Certes, c'est un peu le bocson sur The And, y'a du monde au balcon, mais regardez, tous sont bien sapés, propres sous eux, donnant le meilleur d'eux-même, se transcendant pour tout vous dire.

Alors si le cadre rassurant du précédent Ouliposaliva, où le concept prenait le pas sur l'ambiance - avec force à propos, pas de soucis là-dessus -, si ce cadre donc fait ici défaut, sachez que les plaisirs sont ailleurs. Dans une musique plus instinctive, directe, organique. Une musique qui adore taquiner l'auditeur, hésitant entre l'eau et le feu, l'opium et l'adrénaline. Mais qui finit toujours par trouver une terre d'asile...Bang ! Bang ! En plein coeur !

Ah bé oui, on vous avez prévenu...on a replongé !

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Depuis maintenant douze ans Michael Mottet se fait un plaisir d'essaimer ses textes mélancoliques et poétiques engagés au sein d'albums autant exigeants au niveau musical. Ce traducteur d'anglais nous offre des paroles effectivement très au dessus de la moyenne et pour peu qu'on prenne le temps de les lire, on est émerveillé par une oeuvre flottant bien au dessus du panier. D'ailleurs c'est sans doute pour cela qu' Angil & the hidden tracks sont aussi respectés par leurs pairs dans le monde entier. On citera les divers partenariats qui ont été engagés dans cet album : Francoise Breut, Raymonde Howard, Half aslpeep, Jim Putnam ( radar bros), Laeitita Sadier (Stereolab), Emma Pollock, Brigite Vautrin... qui prouvent s'il le fallait, combien Angil est apprécié à l'intérieur et au dehors de l'hexagone. Normal pour quelqu'un qui n'hésite pas non plus à célébrer ses héros au sein même de ses chansons ("Jackson Redding Jr).
 
On remarquera dans ce nouvel album des sensations musicales empruntées à une large palette culturelle, allant de John Cale, en passant par Robert Wyatt, Kevin Coyne, le free jazz, des accents de The Fall dans les aspects les plus "punk" ("Lipograms") et puis toute cette influence et culture Pop alternative (Pavement !) bien marquée par les apports vocaux de tous les invités (Jim Putnam, Laetita Sadier...etc) "The and", qui développe tranquillement une analyse philosophique, puisqu'empruntant entre autre à des textes de Gilles Deleuze est effectivement un album plaisant et exigeant mais c'est toute sa problématique. Car cette exigence intellectuelle qui a toujours été le point commun des albums d'Angil, pêche peut-être parfois. En effet, l'apport jazzistique indéniable dans les aspects les plus expérimentaux mériterait sans doute davantage de maîtrise, ce qui n'est pas encore tout à fait le cas.

Mis à part cette critique bien désuète face à l'oeuvre elle-même, mais qui peut néanmoins dans le cadre des entrées ou sorties de cuivres par exemple ou sur la frappe de la batterie à certains moment se révéler un peu gênante voire frustrante à l'écoute, on accueillera avec tout le respect qui lui est dû ce nouvel album et tout l'univers qui l'entoure, car celui-ci offre de très bon moments mélodiques...
 
Merci Angil pour porter la pop française à ces hauteurs

KEROSENE - CANAL BKEROSENE - CANAL B

C’est bon, notre traditionnel ami d’été vient de se révéler et après Fabio Viscogliosi, Jérémy Jay, The XX ces dernières saison, c’est au tour d’Angil & The Hiddentracks de faire chavirer nos coeurs. Leur deuxième album est splendide, rencontre indécente entre Belle & Sebastian, Ludus et Moose. Les compositions sont redoutables et parfaitement mis en valeur par une pléthore d’invités féminines (Laetitia Sadier, Raymonde Howard, Françoiz Breut..) qui ne dénature en rien l’unité du disque. Le doux amer se transforme en après midi vaguement ensoleillé pour mieux nous rappeler ces instants passé ensemble.
©credit

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